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Y’a qu’à faut qu’on

vendredi 30 septembre 2016 - Rédaction SNP

Question du député Jean-Sébastien Vialatte 27 septembre

M. Jean-Sébastien Vialatte attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’hécatombe des palmiers (Phoenix canariensis) dans les communes du littoral méditerranéen provoqué par les ravageurs de palmiers et principalement le Rynchophonus ferrugineus appelé communément charançon rouge du palmier (ou CRP). Sur les deux années 2014 et 2015, on estime à 20 % de Phoenix canariensis détruits par ce ravageur sur le seul territoire de la communauté d’agglomération Var Estérel Méditerranée (CAVEM). C’est un patrimoine commun qu’il faut préserver. La perte subie est déjà inestimable. En valeur financière, pour les propriétaires publics et privés, cela représente une perte de plus de 2 millions d’euros. Si l’arrêté du 21 juillet 2010 pris par le ministère de l’agriculture a permis de déclarer obligatoire la lutte contre le charançon sur le territoire français, la population de charançons rouges n’a cessé de croître et l’hécatombe des palmiers ne cesse de s’amplifier par manque de moyens et de contrôles tant au niveau des propriétaires publics que privés. Cependant une solution existe de l’avis même de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), de la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (FREDON) et de France nature environnement (FNE) : organiser des luttes collectives coordonnées entre propriétaires publics et privés sur l’ensemble des communes du littoral méditerranéen qui pourraient permettre de réduire la population des charançons à un niveau contrôlable en 2 ou 3 ans. À cet effet, il serait souhaitable de compléter et modifier quelques points, notamment une adaptation du nombre des traitements, de la période de traitement, la méthode utilisée pour les traitements au regard des trois stratégies de lutte décrites dans l’arrêté du 21 juillet 2010. Par conséquent il lui demande les mesures d’urgence qu’il compte prendre afin que les communes du littoral puissent engager des plans d’action comme l’action en réseau pour l’éradication du charançon rouge et l’assainissement des palmiers (ARECAP), lancée par la CAVEM le 22 avril 2016, pour sauver les palmiers.

Réponse ( par avance celle de SNP , celle du Ministère sera certainement plus convenue)

 Sur le fond la question est un peu sans objet. L’administration centrale restera toujours dans le cadre des dispositions réglementaires des différentes stratégies de lutte. Elle vient d’ailleurs, le député semble l’ignorer, de modifier les périodes de traitement. Il n’y a aucune demande pendante concernant le nombre de traitements et la méthode mise en œuvre formulée par la firme. En ce qui concerne le problème tarifaire, l’administration n’en a cure. Enfin l’organisation de la lutte théoriquement de la seule responsabilité des collectivités. SNP a toujours était très dubitative sur son caractère collectif (collectiviste !!) Dans notre pays, démocratique et moderne il est parfaitement illusoire de vouloir imposer une méthode de lutte et c’est bien ce que demande le député Vialatte même s’il évoque trois stratégies pour donner le change. 

Que dire aux propriétaires qui considèrent le produit REVIVE comme un réel produit phytosanitaire et en décide l’exclusion définitive de leur pharmacopée ? Certains autres ayant constaté lors de la dernière campagne un taux d’échec significatif de ce produit ont décidé de revenir à la stratégie 2. Sans compter les derniers inconditionnels des nématodes ! Le fondement théorique de la double règle de trois miracle : Stratégie 3 X 3 ans = disparition du charançon, n’est dans aucune revue scientifique . Il n’y a en réalité pas risque prophylactique ou mécanique à faire les injections pendant un peu plus de trois ans.

La solution, Monsieur le député, tient tout simplement en quatre  propositions

* Il faut que la firme du produit REVIVE mette de l’ordre dans son marketing et ne laisse pas cohabiter sans aucune raison pour la même prestation et le même produit un tarif à 72 € et un autre à 258 € ! c’est totalement incompréhensible. Le tarif à 72 € doit être généralisé sans réserve ( le vin est tiré il faut le boire !!) Cependant nous l’estimons dangereusement plancher car il provoque déjà des comportements pénalisateurs de certains applicateurs s’estimant trop contraints dans leur marges. L’exigence de rabattage des inflorescences doit être levée si la firme est capable de prouver l’absence totale de résidus dans les dites influorescences, ou clairement mentionnée en supplément du tarif du REVIVE. 

* Qu’il soit mis fin au discours selon lequel les prix pourraient encore baisser.......

* Il faut que la firme du produit REVIVE fournisse des explications crédibles sur les raisons pour lesquelles dans 10 à 15 % des cas sa molécule n’a pas protégé le bourgeon apical du palmier et propose des solutions pour gérer ce risque. Rappelons tout de même que le produit est injecté et non pulvérisé et nous ne sommes pas en agriculture pour nous rattraper à la prochaine récolte.

* Que les collectivités locales obtiennent que tout leur territoire soit mis en prévention obligatoire, en fasse le contrôle sérieux , et soutiennent si nécessaire les propriétaires impécunieux.

 Après il sera toujours temps de faire de sympathiques campagnes d’information..... c’est la spécialité de SNP.

 

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