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Un train peut en cacher un autre......

mercredi 18 février 2015 - Rédaction SNP

Nous avons déjà évoqué cette nouvelle épée de Damoclès http://www.sauvonsnospalmiers.fr/ecrire/?exec=article&id_article=1036 qui vient de donner lieu un véritable orage médiatique ( FR3, Presse, Communiqués...).

lire  "Xylella fastidiosa, menace « majeure »" pour les oliviers européens"

Productions fruiticoles et ornementales méditerranéennes : alerte ROUGE ! Le 14 janvier 2015 par Romain Loury

La bactérie Xylella fastidiosa, qui sévit actuellement dans les oliveraies des Pouilles (sud de l’Italie), pourrait entrainer des conséquences majeures sur l’agriculture européenne, prévient l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans un avis publié le 6 janvier.
Surtout présente en Asie et en Amérique, notamment aux Etats-Unis où elle a entraîné des épidémies majeures dans les vignes californiennes depuis la fin du XIXe siècle, Xylella fastidiosa ne s’était jamais réellement implantée en Europe. Hormis quelques cas douteux, sa présence a pour la première fois été avérée en 2012 sur des caféiers originaires d’Equateur, cultivés en milieu confiné à Tours -ce qui a permis de l’éradiquer rapidement.
La situation semble cette fois-ci plus pressante : depuis octobre 2013, la bactérie a touché des centaines de milliers d’hectares d’oliveraies dans les Pouilles, ainsi que des lauriers-roses et des amandiers. Contaminant de nombreuses espèces végétales, ses conséquences sur les arbres sont imprévisibles, de l’absence de symptômes visibles jusqu’à la mort.
Les oliviers, mais pas seulement
Pour l’Efsa, « les conséquences sont considérées comme majeures, en raison des pertes de rendement élevées, qui nécessiteraient de coûteuses mesures de contrôle ». Non seulement pour les oliviers, qui dépérissent dans les Pouilles, mais aussi pour les citronniers, la vigne, les amandiers, les pêchers, les pruniers et bien d’autres arbres, ajoute-t-elle.
La propagation de cette peste végétale est souvent très rapide. Pour cela, la bactérie n’a besoin que d’un insecte se nourrissant de la « sève brute », qui remonte des racines vers les feuilles. En Italie, seul le cercope des prés (Philaenus spumarius) a pour l’instant été identifié comme vecteur. D’autres pourraient le relayer, tels que les cicadelles, les aphrophoridés et les cercopidés, comme ils le font en Amérique.
Selon l’Efsa, « la propagation par l’homme sur de courtes ou de longues distances est très probable : cela pourrait survenir par des plantes infectées ou par le transport d’insectes contaminés. Les vecteurs pourraient aussi s’étendre localement en volant, ou être portés sur de plus longue distances par le vent ».

Si vous souhaitez aller beaucoup plus loin nous avons sélectionné l’avis de l’EFSA http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/3989.htm?utm_source=alerts&utm_medium=email&utm_content=all&utm_campaign=aih très grosse étude, se concentrer sur la lecture des pages en 117 à 120.

Sans être spécialiste, on note que cette bactérie est très ancienne et a frappé tous les continents. La recherche n’est pas très avancée. Pour l’instant, l’affaire est concentrée sur une région d’Italie il faut tout faire pour quelle y reste circonscrite. Le danger est en effet, plus particulier pour la Corse, où nous avons constaté l’ampleur les importations de végétaux italiens.

Par ailleurs, comme toujours dans ces circonstances, c’est une bonne occasion pour certains commentateurs de céder au penchant des explications simplistes en mettant en cause pêle-mêle les herbicides, les fongicides, les insecticides...... Attention quand même que, s’agissant pour l’instant d’un problème de vecteurs (en logo), le non recours aux insecticides en attendant une solution bio qui existera peut-être, laisse libre cours au développement de cette bactérie.

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