Accueil > Documentation > Le Beauveria Bassiana > Un clin d’œil de la Belle Province....

Un clin d’œil de la Belle Province....

lundi 27 août 2018 - Rédaction SNP

Source : Jardinier paresseux de Larry Hodgson
3177, Milleret
Québec (QC) Canada
G1X 1N6
jardinierparesseux@gmail.com
jardinierparesseux.com

Congratulations pour ce site canadien francophone extrêmement instructif , avec l’accord et les encouragements de Larry Hodgson.

muscadine blanche (Beauveria bassiana)

Il s’agit de guêpes atteintes d’une maladie fongique cosmopolite appelée muscadine blanche (Beauveria bassiana). Elle est mortelle pour les insectes, mais ne touche presque jamais aux animaux à sang chaud, donc il n’y a pas de risque pour les humains ou les petits animaux.

20180812B atrium.lib.uoguelph.ca.jpg Porto folio Muscadine 

Sporanges de muscadine blanche fortement grossis. Source : atrium.lib.uoguelph.ca. Portfolio Beauveria bassiana

Les spores de la muscadine blanche hivernent au sol. Si un insecte entre en contact avec une d’elles, elle germe sur son corps, pénétrant rapidement à l’intérieur. Le champignon finit par tuer l’insecte, l’utilisant comme source de nourriture, et une moisissure blanche à jaunâtre composée de sporanges portant les spores de la maladie se développe sur l’extérieur du corps. C’est ce que vous avez vu.

Avant qu’il ne meure, l’insecte attaqué dissémine les spores lors de ses déplacements, aidant ainsi à assurer la survie du champignon. Dans le cas des insectes qui vivent en colonie, comme les guêpes, les abeilles, les fourmis et les termites, le malade le transmet à ses congénères, ce qui peut anéantir la colonie.

D’ailleurs, il est possible que certaines souches de cette maladie prennent le contrôle des mouvements de l’insecte parasité, le contraignant à aller mourir, non pas caché au sol, mais sur un site exposé, comme sur une plante, et c’est ce que vous avez vu. Ainsi exposées à l’air, les spores peuvent plus facilement être transportées par le vent jusqu’à de nouveaux hôtes.

Insidieux, n’est-ce pas ?

Maladie potentiellement utile

La muscadine blanche est nuisible à beaucoup d’insectes, mais est peut-être utile aux humains.

Le potentiel de la muscadine blanche dans la lutte intégrée est connu depuis fort longtemps. Déjà, en 1906, la possibilité d’utiliser cette maladie des insectes pour contrôler les ennemis des cultures a été évoquée lors du congrès de l’Association française pour l’avancement des sciences. Toutefois, les utilisations demeurent assez limitées.
20180812C KDS444, Wikimedia Commons.jpg portofolio

Punaise de lit tuée par la muscadine blanche. Source : KDS444, Wikimedia Commons portofolio

On l’emploie dans la lutte biologique contre les termites, le charançon des bananeraies et le charançon rouge du palmier, par exemple, et il a du potentiel dans la lutte contre les sauterelles, les punaises de lit et les moustiques transportant la malaria.

Il existe de nombreuses souches de cette maladie. Certaines sont assez généralistes et s’attaquent à plusieurs catégories d’insectes. On pourrait difficilement les utiliser dans la lutte intégrée, car elles s’attaquent aussi bien aux insectes utiles que nuisibles. D’autres, par contre, sont très spécifiques quant à leur hôte. La souche Bba5653, par exemple, ne s’attaque qu’aux larves de la teigne des crucifères (Plutella xylostella), un papillon nuisible, et à quelques papillons de nuit très apparentés.

La muscadine blanche : un champignon curieux qui pourrait un jour se placer parmi les pesticides biologiques les plus utiles aux jardiniers

Portfolio

Derniers articles

21 septembre, par Rédaction SNP

Le relais des réseaux nationaux

Notre conférence du 28 de ce mois - les ravageurs de palmiers : le défi de d’après-phyto est maintenant annoncée sur trois portails nationaux importants ( voir portfolio)
-  Plantes & Cités échophyto pro (...)

18 septembre, par Rédaction SNP

L’espoir fait vivre...

Un programme de recherche pour des alternatives aux phyto
Thématiques : Démarches "Zéro pesticide", Outils de planification
Région : Échelle nationale
Le 20 juillet, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, (...)

Edito

Edito d’août 2018

19 septembre, par Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,
Ça y est nous sommes déjà dans l’aprés phyto. On aurait aimé avoir beaucoup plus de temps mais nous sommes sacrifiés sur l’autel du politiquement , écologiquement correct. Le gouvernement se moque comme d’une guigne des propriétaires de palmiers et n’a vu aucune raison de faire des exceptions au retrait des néonicotinoïdes (Confidor), malgré les observations de l’ANSES pointant l’absence de solutions (...)