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Un autre regard sur le piégeage massif

mardi 13 novembre 2018 - Rédaction SNP

La mouche de l’olive est un grand fléau de l’oléiculture. En même temps grand consommateur de phytosanitaires autrefois du diméthoate. la pratique de piégeage massif est vite apparue comme une alternative crédible. Mais comme tout procédé nouveau il demande à être amélioré. C’est l’objet de cet intéressant article de la revue "En pays varois" indispensable support régional de l’agriculture et de l’environnement.

On y découvre des améliorations techniques pour diminuer le coût de la maintenance, de nouveaux produits et les premières observations pertinentes sur la nécessité d’un maillage fort du réseau et sur l’efficacité en fonction des différents stades de développement de l’olive.

 Et notre charançon rouge alors ? On retrouve quasiment les mêmes problèmes que pour cette mouche et on voit bien que les propriétaires doivent tous se mobiliser pour piéger. La qualité de nos phéromones permet de réduire l’investissement en nombre de pièges ( notre multi funnel trap à 25 € représente un investissement bien modeste).

Reste qu’il faudrait faire parler ces captures. On sait que les périodes de vols et donc de dissémination des CRP sont fonction des conditions climatiques : photopériode, température, humidité et pression atmosphérique . En France, il semblerait qu’il s’agisse du printemps et de l’automne, mais cela pourrait varier en fonction des endroits (Bordeaux vs Marseille). Il faudrait mapper le sud de la France avec un suivi régulier pour identifier les pics de vols et donc les périodes critiques de protection des palmiers (par ex avec un filet....). la Fredon PACA que nous avons approché serait tout à fait disposée à participer à l’étude en apportant toutes ces données. Celles de la Cavem et de la Casa Antibes seraient évidemment un complément naturel. A l’issue On pourrait imaginer la sortie d’une application qui serait fournie avec le piège à phéromone.

Encore faut-il rédiger un projet, une méthodologie, un échéancier, un budget. Les compétences existent, nous les connaissons . Il faut simplement dégager sans doute dans un premier temps une enveloppe de financement de 40 000 € qui pourrait être couverte à hauteur de 20 000 € par une opération de crowdfuding et 20 000 € qui ne représente que 10 % de l’enveloppe régionale annuelle consacrée aux ravageurs de palmier. Quand on sait l’intérêt du piégeage intelligent dans la lutte biologique il n’y a pas photo .....

 

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