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St. 3 endothérapie, Et en Corse ?

lundi 30 janvier 2017 - Rédaction SNP

Saluons d’abord la détermination du Maire d’Ajaccio, et le professionnalisme de ses collaborateurs. Dans ce reportage est évoqué le problème essentiel de l’efficacité de la stratégie 3. Bien que ce chiffre n’ait pas été prononcé par les responsables E.V, le taux d’échec de 10 % interpelle. Selon nous, il est évidemment trop élevé impossible à accepter en l’état sans explication, mesures correctives et assurance de la firme et de ses applicateurs. Lors de la précédente campagne de traitement les villes ayant traité un volume aussi significatif de palmiers ( Hyères, Fréjus) avançaient des taux d’échec compris entre 3 et 5 %. Mais il faudrait évidemment que ce suivi au niveau régional soit confié aux Fredons

 

INSECTE
Une fois atteints par le charançon rouge des palmiers, les arbres se dégradent rapidement. Face à cette menace, la municipalité intensifie le traitement. Cette année plus de 300 palmiers ont été soignés grâce à l’endotherapie. Une injection au cœur de l’arbre pour tuer l’insecte.

« On a choisi l’endothérapie par rapport au cœur de ville, explique Laurent Coppolani, chef au pôle aménagement paysager de la mairie d’Ajaccio. Comme l’arrêté ministériel qui nous oblige à traiter les palmiers est très restrictif, il faut un périmètre de sécurité. Avec l’endothérapie on n’a pas besoin de ça. Et c’est une arme un peu plus légère pour nous mise en place et surtout un peu plus efficace que le traitement insecticide classique. »

10 % PAR AN
Malgré le traitement, on enregistre 10 pourcent de perte chaque année. Mais la lutte contre le charançon reste une priorité pour la municipalité : « Les palmiers sont vraiment le patrimoine représentatif de la ville d’Ajaccio, estime Georgia Susini, directrice du pôle aménagement paysager à la mairie d’Ajaccio. Avec 500 palmiers d’alignement, tous les moyens sont mis depuis 2015 pour arriver à lutter contre le charançon rouge. »

D’importants moyens humains et financiers ont été mis en œuvre : plus de 100 000 euros ont été investis. Car le traitement contre le charançon est onéreux.

Dans une résidence du centre-ville, les copropriétaires ont été contraints d’abattre une douzaine de palmiers. « Cela nous revenait à 5000 € par an de traitement sur 10 ans et finalement, ça nous est revenu à 6700 € de les couper », explique le président du syndic.

Du côté de la Fredon, la fédération de défense contre les organismes nuisibles, les contrôles s’intensifient.
« Dans un premier temps, le diagnostic est visuel. On regarde tous les symptômes possibles au niveau des palmes, au niveau du stipe, au niveau du collet du palmier et dans ces pépinières on installe également des pièges, qui nous permettent de voir la présence du charançon sur toute l’année", explique Catherine Gigleux, responsable du programme " Charançon " à la Fredon.

A la fin de l’année 2016 133 communes de l’île étaient contaminée par le charançon.

 

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