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Question de la sénatrice Dominique Estrosi Sassone

jeudi 18 avril 2019 - Rédaction SNP


Lutte contre les espèces invasives d’insectes et bactéries sur la végétation méditerranéenne
Question soumise le 21 février 2019
 

Mme Dominique Estrosi Sassone attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’état de la lutte contre les espèces invasives d’insectes et bactéries qui attaquent la végétation du littoral méditerranéen.

Les Alpes-Maritimes sont particulièrement touchées par la destruction des végétaux tels que le charançon rouge qui décime les palmiers, la bactérie xylella fastidiosa qui tue les oliviers ou encore la pyrale du buis qui ronge désormais plusieurs espèces d’arbres outre le buis.

La communauté scientifique souligne une progression très lente dans la recherche afin d’éradiquer les foyers d’infections mais également une absence de réactivité par les autorités nationales et internationales comme pour le charançon rouge puisque son identification sur le sol européen a été effective en 2004 mais que la première mise en quarantaine s’est faite en 2007 et que désormais ce nuisible est implanté dans sept départements français.

Bien qu’il soit difficile de trouver une solution qui satisfasse à la fois l’ensemble des secteurs économiques compte tenu des échanges commerciaux de végétaux et les États membres de l’Union européenne pour réaliser des mises en quarantaine strictes, la situation des végétaux dans les Alpes-Maritimes est extrêmement critique et alors même que le nématode du pin apparu en France à l’été 2018 en Nouvelle-Aquitaine et dans le Grand Est risque de ravager les conifères.

Elle lui demande comment le Gouvernement compte agir contre ces fléaux et s’il envisage de déléguer aux municipalités la mise en œuvre et les moyens nécessaires à la riposte pour endiguer ces phénomènes alors que l’institut national de la recherche agronomique (INRA) a indiqué que le niveau municipal serait le plus pertinent pour appliquer une stratégie de lutte contre les espèces invasives.

 

AVIS SNP

D’accord avec la sénatrice la situation est très grave et la recherche française a pris énormément de retard.

Plus de centre de recherche INRA sur le CRP. Deux projets simplement sur le Paysandisia SEMIOPALM INRA/M2ILS et SNP. BIOPALM INRA/ Ville de Marseille/ Région (SNP a travaillé à sa mise au point). Les recherches italienne et espagnole sont plus dynamiques.

La sénatrice est parfaitement légitime à interpeller les pouvoirs publics qui doivent légiférer en continu sur le cadre réglementaire de la lutte et sur les autorisations de mise sur marché des traitements alternatifs. Enormément de verrous.....

Pas d’accord avec la sénatrice quand elle demande de déléguer aux collectivités locales des pouvoirs pour l’exercice desquels elle n’ont pas, ce n’est pas leur faire injure, les compétences nécessaires. L’ INRA pour les connaître cherche des appuis financiers pourquoi pas dans les collectivités locales.

Il n’est pas impossible d’imaginer que les collectivités les plus dynamiques se regroupent -mais à cet égard l’échelon régional est le meilleur- pour entrer dans des opérations de type consortium public-privé. Mais attention les résultats ne sont jamais garantis, il y a des risques industriels et pour protéger l’argent public nous recommandons aux décideurs de s’entourer de conseils indépendants français ou étrangers, il y en a d’excellents.

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