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L’été du buis ravagé

vendredi 22 septembre 2017 - Rédaction SNP

 Résumé de l’article de Jérôme Julien dans le lien horticole 09/17 No 272 , "pyrale du buis l’été ravageur".

Cette année, la pyrale du buis (Cydalima perspectalis) a confirmé sa nuisance considérable sur les buis des parcs et jardins de France métropolitaine, spécialement ceux situés dans le voisinage de buxaies.
2017 confirme la tendance de 2016, le niveau des infestations relevées cet été dans de nombreux départements, est sans précédent. L’espoir d’une diminution des populations de lépidoptères après deux ou trois ans d’apogée sous l’effet régulateur d’auxiliaires naturels et/ou de phénomènes climatiques n’est plus de mise. Les prédateurs, parasitoïdes et autres mycoses d’insectes, seront sans doute débordés.

Impressionnante voracité des chenilles hivernantes qui sont sorties précocement, suivies par la génération suivante qui a lancé des attaques fulgurantes dans plusieurs espaces verts publics ou privés, dont des domaines historiques comme celui du château de Vaux-le-Vicomte (77) où des milliers de buis d’ornement (broderies, topiaires, haies taillées) ont été défoliés, avec de graves répercussions écologiques, patrimoniales, touristiques et économiques, ces attaques sont le plus souvent irréparables. De plus, les larves affamées ont goûté à d’autres végétaux en contact ou à proximité directe des buis attaqués. Face à ces situations, seule une lutte intégrée et collective s’avère aujourd’hui en capacité de maîtriser la pyrale du buis.

Il faut sonner le tocsin, l’Art topiaire français est un train de disparaître. Il faut sauver le buis historique plutôt que le soldat Labbé et réintroduire éventuellement provisoirement, le phytosanitaire comme cela est fait aux Tuileries (encore un privilège parisien ?).

En même temps que ce constat que lit-on dans Echophyto Pro voie de son maître des pouvoirs publics ? 

SAVEBUXUS : mise au point et évaluation des solutions de biocontrôle contre la pyrale et le dépérissement du buis Compte rendu d’études | Mise à jour : septembre 2017

Thématiques : Méthodes de lutte et biocontrôle, Suivi des bio-agresseurs Région : Échelle nationale

Année : 2015 Auteur moral (structure) : Plante & Cité, ASTREDHOR Consulter le site Plante & Cité, ASTREDHOR

qui rejette le phytosanitaire et ne présente aucune solution nouvelle en dehors du karcher et du BT, qui évidemment sont incapables de juguler l’infestation. Le Lien horticole à juste titre, face à une situation comparable à celle du charançon rouge, insiste sur la nécessité d’une lutte intégrée impliquant tous les acteurs concernés. 

N’oublieons tout de même pas le plus important, la nécessité de financer de toute urgence d’ambitieux programmes de recherche qui vont des auxiliaires trichogrammes à l’écologie semiochimique.

 

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