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Plan régional de lutte, séance inaugurale...

dimanche 9 avril 2017 - Rédaction SNP

Commençons par nous féliciter de voir la cause des palmiers recevoir le soutien d’une personnalité politique du rang de Christian Estrosi et d’une spécialiste de l’environnement comme Maud Fontenoy, vice-présidente de la Région.

Poursuivons en nous désolant du traitement que Nice-VarMatin réservent depuis 10 ans à ce dossier en ayant soigneusement évité de former un (une) journaliste spécialisé(e). Résultat : des articles désinvoltes avec un Yorkshire en prime ! , pas de contenu sérieux et des titres en forme de rodomontades " Le charançon tueur de palmiers déclaré ennemi numéro 1 de la région". Christian Estrosi n’a évidemment pas voulu donner ce sentiment, nous étions présents....

Le budget qu’il consacre aux palmiers est dans les limites des capacités de Conseil Régional 300 000 €, une goutte d’eau face à l’ampleur du phénomène. Inutile de se raconter des histoires, c’est le montant moyen annuel des investissements sauvegarde des palmiers d’une ville disposant d’un patrimoine palmier un peu significatif. La Région peut aider mais ne peut pas se substituer.

A l’origine de l’arrêté du 21 juillet 2010, fondateur de la lutte contre cet insecte de quarantaine, Christian Estrosi sait aussi que les maires et les particuliers n’ont aucune marge de manœuvre et qu’il leur faut appliquer l’arrêté sous peine de sanctions y compris pénales. Q’aucune charte Ecophyto ou même Terre Saine ne veut faire obstacle à l’application de cet arrêté. Des conversations entendues dans les allées des jardins de la ville, nous ne sommes pas sûrs que le message de l’ancien maire ait été bien reçu. Le nouveau Philippe Pradal, serait bien inspiré de vérifier ce point. Charité bien ordonnée......

La réglementation française actuelle si elle est bien appliquée représente et c’est un cas unique en Europe, une réponse correcte à court terme pour contenir le phénomène de cette infestation. Pour autant, sur le long terme elle doit se doter d’un volet bio incontournable écologiquement parlant.

Las, que peut-on raisonnablement attendre de cet appel à manifestation d’intérêt qui va conduire SNP a teaser sérieusement les communes.

* Le piégeage : il faut faire prospérer la notion de piégeage de contrôle. SNP avec son piége chinois et ses phéromones M2I LS devrait faire un tabac, nous avons un produit exceptionnel.

* Les traitements biologiques alternatifs : Pas grand-chose se mettre sous la dent dans l’immédiat. les vols de drones c’est toujours spectaculaire mais en l’occurrence l’épandage aérien est interdit sauf pour les macro-organismes ce qui représenterait 20 kilos de charge utile en douchage donc c’est hors sujet.

 En ce qui concerne le produit , la proposition d’ARYSTA est la même depuis quatre ans ils ne parviennent pas à sortir une AMM ( les exigences réglementaires sont devenues, il est vrai, terrifiantes et totalement inadaptées à un marché étroit) . Donc, on continue à surfer sur l’ambiguïté ADE * Expérimentation, à utiliser la procédure quasiment secrète de l’ADE au détriment d’une expérimentation qui pourrait faire l’objet d’un contrôle indépendant (Fredon ?). Sans oublier un trés gros problème : leur prix.

Il est parfaitement incompréhensible que ces perspectives de traitement bio bloquent le marché depuis 5 ans. Il existe de par le monde d’autres solutions bio dignes d’intérêt. Mais voilà, leur acclimatation à la réglementation française est un parcours du combattant. SNP est disposée a apporter son concours aux collectivités intéressées.

* Les moyens hors produits phytopharmaceutiques. Dit sans malice c’est un peu le concours Lépine du charançon. Mais il y a certainement là de quoi faire de la recherche appliquée. Là aussi, SNP a des projets et des joints-venture avec des industriels.

* la Recherche : c’est tout de même le plus important. n’oublions pas que depuis 10 ans nos prestigieux organismes de recherche n’ont pas particulièrement contribué à l’émergence de solutions nouvelles. Il y a pourtant dans les cartons, des programmes tout à fait porteurs de solutions biologiques, encore faut-il qu’ils soient financés. la Région doit jouer dans cette démarche un rôle fondamental. L’essentiel de la courte enveloppe de 300 000 € devrait trouver ici son utilisation . La chance du président Estrosi est que le responsable national du Consortium public-privé de recherche de solutions bio alternatives mise en place par le Ministre Le Foll est justement un chercheur de Sophia-Antipolis Thibaut Malausa.

Last but not the least  le papillon paysandisia est totalement passé sous silence, alors que ce ravageur que nos amis espagnols craignent tout autant que notre CRP, a déjà commencé de sérieuses attaques. SNP et la FREDON PACA organisent une conférence dédiée le 31 mai à Rocbaron dans la Provence Verte avec les meilleurs spécialistes français.http://www.inra.fr//Grand-public/Evenements/201705-Paysandisia-archon-et-palmiers
 

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