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Petite Revue de Presse

vendredi 1er août 2014 - Rédaction SNP


L’association est abonnée désormais à la veille documentaire de l’ANSES. Ça tombe un peu comme à Gravelotte, mais nous faisons des découvertes intéressantes. Deux exemples :


A/ Pesti’home, l’étude sur les utilisations domestiques des pesticides
Le mot « pesticide » - de l’anglais « pest », « ravageurs » - désigne les substances et les préparations utilisées pour prévenir, contrôler ou éliminer les organismes jugés indésirables. Plantes, tombèrent animaux, champignons sont détruits par leur action, lors d’usages agricoles mais aussi chez les particuliers. Ainsi, une partie des produits biocides ainsi que des antiparasitaires humains et vétérinaires, compte tenu de leur rôle, peuvent être considérés comme des pesticides, au même titre que les produits à usages agricoles, ou ceux destinés à l’entretien des espaces verts (produits phytopharmaceutiques). Si des études sont régulièrement menées sur l’exposition de la population aux pesticides à usages agricoles, aucune donnée représentative de la population française n’existe en revanche concernant l’exposition aux produits que vous utilisez chez vous, dans votre jardin ou encore pour traiter vos animaux.
L’étude Pesti’home

Le 3 juillet 2014, l’Anses lance la première étude nationale sur ce sujet. Cette vaste collecte de données est financée par les ministères en charge de l’écologie, de la santé et de l’agriculture, dans le cadre du plan Ecophyto. L’Observatoire des résidus de pesticides (ORP) de l’Anses est chargé de recueillir des données sur votre utilisation des produits destinés à éliminer les nuisibles (insectes, acariens, rongeurs, poux, mauvaises herbes, etc.) ou à traiter les plantes (insectes, champignons, maladies). Les produits concernés par l’étude sont tous ceux que vous pouvez utiliser à l’intérieur ou autour de votre habitation, y compris ceux que vous appliquez sur vos animaux de compagnie. Les résultats de ces travaux sont essentiels pour estimer l’exposition de la population française aux pesticides. Ils viendront compléter les études déjà existantes sur les expositions via l’alimentation et celles liées aux utilisations professionnelles de ces produits. Les informations issues de cette étude sont fondamentales pour définir les priorités de santé publique, et votre participation permettra de nourrir les recherches scientifiques dans un domaine encore peu connu.
Ainsi donc, ce qui est plus proche du plus grand nombre est le moins bien connu.... La réglementation aurait dix ans de retard pourvu qu’on nous interdise pas de mettre du liquide vaisselle comme mouillant dans nos solutions !!!

B/ Comité d’experts spécialisé « Risques biologiques pour la santé des végétaux » 19/02/2013 Demande d’avis relatif à la lutte contre la processionnaire du pin et la chenille processionnaire du chêne.
Cette problématique n’est pas la nôtre, on a passablement surpris quand on lit dans le PV " La problématique des ravageurs du palmier présente de nombreux points communs avec celle des chenilles processionnaires, d’où l’intérêt de s’en inspirer pour la lutte contre ces dernières". Quand on sait les échecs enregistrés depuis 2006 sur le CRP on ne se sent guère le droit de donner l’exemple. Mais ça peut changer d’autant que nos résultats désastreux tiennent beaucoup plus à la méthode qu’au protocole.

le PV malheureusement n’évoque que les grandes lignes du rapport d’expertise qui distingue bien.
*Les méthodes de surveillance(captures)

* les méthodes de gestion préventive

*les méthodes de gestion curative (biologiques, chimiques, semiochimiques -piégeage de masse des mâles, confusion sexuelle, répulsion).

Sur le plan des évolutions réglementaires il est relevé que des insecticides biologiques, est cité le Btk mais on pourrait évoquer l’huile de neem azadirachtin tardent à être autorisés en tant que biocides. Enfin, et là on retrouve le rôle traditionnel de SNP, le PV insiste sur l’information, la sensibilisation du grand public. Nous serions tentés de compléter par sa participation active même si les oukazes de la lutte obligatoire voudraient l’en empêcher.

 



 

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