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Paysandisia archon le latin lover.....

samedi 12 avril 2014 - Rédaction SNP

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Les-pattes-de-la-seduction-du-papillon-palmivore-Paysandisia-archon

Le paysandisia archon c’est un peu le parent pauvre des ravageurs pourtant il fait des dégâts considérables. La lutte contre lui n’est pas obligatoire mais compte tenu des résultats de la lutte obligatoire contre le charançon, on n’est pas très tenté...(*)

 Il faut dire que les moyens de lutte dont nous disposons sont bien insuffisants. En phyto des insecticides de contacts forcément en pulvérisation pas terrible sur le long terme. On évoque souvent la substance active spinosad réputée utilisable en Agriculture Biologique mais elle est très toxique pour les abeilles, peut provoquer la prolifération d’individus résistants enfin le produit déjà ancien reste très cher.

 Pas plus récent, onéreux, efficacité contestée ou à tout le moins un médiocre rapport qualité prix le Beauvaria Bassiania.

N’oublions pas les nématodes panacée de la lutte bio, mais les surfaces traitées sont importantes il en faut beaucoup ce n’est pas très ciblé, le papillon est actif dans les périodes les plus chaudes qui ne réussissent pas du tout aux nématodes. Enfin là aussi le produit est cher, nous avons relevé de très significatives différences de prix avec d’autres pays européens comme la Grèce.

 enfin il n’y a aucun moyen de piégage.

 en ce qui concerne la recherche ( française) à notre connaissance les travaux de :

* Brigitte Frérot INRA - Université Pierre et Marie Curie sur justement sur cette hormone sexuelle

* Elisabeth Tabone INRA Antibes sur les trichogrammes oophages

 Il faut absolument que ces recherches soient poursuivies et donc financées . Le marché est sans doute considéré trop étroit par les firmes qui préfèrent s’intéresser à la lutte bio pour les grandes cultures. Mais c’est une erreur car la progression du papillon augmente malheureusement chaque jour le nombre de clients.

 Que faire ? Comme nous le recommandait récemment le docteur Paul Cochereau ORSTOM IRD ER installé en Nouvelle-Calédonie ne faut-il pas à l’instar des Australiens étudier les équilibres ravageur/ prédateur dans les pays d’origine. il suggère l’Amérique du Sud pour le paysandisia et l’Inde (les laboratoires indien de Bangalore) pour le charançon. Des compétences locales de plus en plus pointues et très compétitives associées à l’ excellence de la recherche française constitueraient la garantie qu’une introduction ici de prédateurs ne donnerait pas un remède pire que le mal.

(*) http://www1.montpellier.inra.fr/paysandisia/sources/index.php?page=paysandisia_reglementation

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