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On interdit d’abord, on discute après....

jeudi 13 juin 2013 - Rédaction SNP

Deux textes et un article du Lien Horticole.

Nous ne sommes guère plus avancés en ce qui concerne le traitement de nos palmiers surtout quand on parle de restrictions sur usage" traitement foliaire des végétaux". Dans l’ensemble on retiendra que l’expert phytosanitaire intime aux utilisateurs de changer de méthode ( logiciel !!) sans leur donner la moindre piste.... merci pour eux. En route pour la surpromesse.

Nous poursuivons l’enquête.Renseignements pris à ce jour les firmes n’ont reçu aucune modification.

A/ Avis du 10 juin publié par le ministère

Pour préserver les abeilles, la commission européenne limite l’utilisation des néonicotinoïdes

Au printemps 2012, des publications scientifiques faisaient état
d’effets sublétaux des néonicotinoïdes sur les abeilles. L’autorité
européenne de sécurité sanitaire des aliments (AESA) avait alors été
saisie et a présenté ses conclusions dans un avis rendu public le 16
janvier 2013.

Cet avis fait le constat de risques aigus , pour les abeilles, du
fait de l’utilisation de produits phytosanitaires contenant des
substances actives de la famille des néonicotinoïdes (clothianidine,
imidaclopride et thiaméthoxam) sur certaines cultures.

Au regard de ces nouveaux éléments, la Commission a décidé de limiter
l’utilisation professionnelle de ces substances actives et également
d’interdire la mise sur le marché de semences traitées ainsi que les
utilisations non-professionnelles

Ces restrictions d’usage concernent les trois substances
(clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), portent sur trois
types d’usages (traitement des semences, traitement au sol et foliaire)
et concerne plus de 75 cultures différentes dont notamment des cultures
fruitières (abricots, poires, pommes, pêche et nectarines, prunes), des
cultures de fruits à coque (noix, noisettes amandes) ou des cultures de
fruits rouges (fraises, myrtilles) qui sont jugées attractives pour les
abeilles.
Elles vont donc bien au-delà des 4 cultures (colza, maïs, tournesol, coton) qui ont largement été relayées dans la presse.

Les autorités françaises, qui se sont toujours prononcées en faveur
de l’adoption de mesures à l’échelle européenne, et qui ont appuyé la
Commission dans ce sens depuis plusieurs mois se félicitent de la
publication de ce nouveau règlement qui rentrera pleinement en
application au 1er décembre 2013.

B/ Rapport d’exécution de la Commission

RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) N o 485/2013 DE LA COMMISSION

C / LIEN HOTICOLE Phytosanitaires

Thiaméthoxan et imidaclopride

interdits d’usage fin 2013

Les néonicotinoïdes sont reconnus dangereux ,pourl’environnement, classés au plan écotoxicologique vis-à-vis de certainsorganismes aquatiques et insectes pollinisateurs, dont les abeilles.

L’usage de plusieurs substances actives de la famille des
néo-nicotinoïdes sera restreint dans toute l’Union européenne dès le 1er décembre.

Le 24 mai, la Commission européenne (CE) a décidé de restreindre l’utilisation de trois substances actives appartenant à la famille des
néonicotinoïdes : le thiaméthoxam, l’imidaclopride et la clothianidine.
Cette mesure s’inscrit dans la stratégie globale adoptée par la CE pour lutter contre le déclin des populations d’abeilles en Europe. Les restrictions entreront en vigueur le 1er décembre 2013. Les États membres doivent retirer ou modifier les autorisations existantes d’ici le 30 septembre 2013. Néanmoins, ils peuvent accepter l’utilisation des stocks jusqu’au 30 novembre au plus tard. Les autorités nationales sont responsables du respect des restrictions. Dès que de nouvelles informations seront disponibles, et au plus tard dans les deux ans, la CE réexaminera les restrictions adoptées pour tenir compte des évolutions intervenues dans le domaine scientifique et technique.

Champ d’application des restrictions
Ces restrictions s’appliquent à l’utilisation des trois néonicotinoïdes pour le traitement des semences, l’application au sol (en granulés) et le traitement foliaire des végétaux. Les utilisations autorisées restantes seront réservées aux professionnels. Les exceptions seront limitées à la possibilité de traiter les cultures attrayantes pour les abeilles sous serre, ainsi que dans des champs en plein air après la floraison uniquement. « Sur le plan phytosanitaire, le retrait du marché de ces molécules réduit la gamme d’insecticides neurotoxiques, à mode de diffusion systémique dans les végétaux d’ornement (à l’abri du lessivage), notamment utilisés contre des insectes piqueurs-suceurs et des coléoptères nuisibles aux cultures », remarque Jérôme Jullien, expert phytosanitaire pour le ministère de l’Agriculture (DGAL-SDQPV).
Ces produits, efficaces à faible dose s’ils sont appliqués en flux de sève actif, détruisent de nombreux insectes-cibles (ravageurs), mais également non cibles.

Impact en production ornementale et espaces verts
« Plusieurs spécialités commerciales relatives au thiaméthoxam se trouvent actuellement dans les catégories d’usage phytosanitaire :
Arbres et arbustes d’ornement-traitement des parties aériennes-ravageurs divers et Toutes espèces florales-ravageurs divers. On retrouve aussi cette substance pour de nombreux usages spécifiques : arbres et arbustes d’ornement (otiorhynque en traitement du sol, pucerons en traitement du sol, cochenilles des parties aériennes, pucerons des parties aériennes), chrysanthème (pucerons des parties aériennes, thrips), cultures florales diverses (pucerons, mouches noires des terreaux, aleurodes, cochenilles, mouches mineuses, noctuelles défoliatrices, pucerons, thrips), rosier (pucerons, aleurodes, tenthrèdes, thrips).
L’imidaclopride se retrouve dans quelques catégories d’usage relatives aux plantes d’ornement ou forestières : rosier (pucerons des parties aériennes), pin (grand charançon ou hylobe), forêts (insectes xylophages, ravageurs des tiges des jeunes plants, insectes du sol) », poursuit Jérôme Jullien. La clothianidine n’a aucun usage autorisé en cultures ornementales ou espaces verts.

Molécules de substitution
« Dans la même famille des néonicotinoïdes, il reste sur le marché l’acétamipride. On peut noter, par ailleurs, l’intérêt de l’abamectine (produit translaminaire à l’abri du lessivage) utilisable pour la lutte contre les ravageurs divers des arbres et arbustes d’ornement. Pour la lutte contre les insectes forestiers, certaines pyréthrinoïdes de synthèse sont parfois disponibles. Le retrait du marché de néonicotinoïdes reconnus dangereux pour l’environnement peut favoriser la prise de conscience des professionnels vis-à-vis des risques écotoxicologiques, et entraîner par ; voie de conséquence la mise en œuvre de méthodes alternatives », conclut l’expert phytosanitaire.

 

V.V.

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