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Offre de thèse le dispositif CIFRE - le Beauveria bassiana

samedi 24 mai 2014 - Rédaction SNP

En principe peu de choses échappent à nos chalutiers de veille technologique...... 

Qu’est-ce que le dispositif dispositif CIFRE - Conventions Industrielles de Formation par la REcherche - subventionne toute entreprise de droit français qui embauche un doctorant pour le placer au cœur d’une collaboration de recherche avec un laboratoire public. Les travaux aboutiront à la soutenance d’une thèse en trois ans.


Les CIFRE sont intégralement financées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui en a confié la mise en œuvre à l’ANRT. 22 mai 2014 ; Nous avons relevé l’offre suivante que nous reprenons in extenso. Développement de solutions de biocontrôle à base du champignon entomopathogène Beauveria spp. en zones tropicales< Type de contrat et durée : Thèse en bourse Cifre (CDD 3ans)

Entreprise : Arysta LifeScience / Natural Plant Protection (N.P.P.)
(http://www.arystalifescience.fr/) d’Activités Pau-Pyrénées – 35 Avenue Léon Blum – 64000 Pau
Laboratoire d’accueil : Cirad/UMR PVBMT (http://umr-pvbmt.cirad.fr/)
Pôle de Protection des Plantes – 7 chemin de l’IRAT – 97410 Saint-Pierre (Ile de la Réunion)
Contacts :
S. Besse (N.P.P.) Tél : 05.59.84.10.45 ; samantha.besse@arysta.com
L. Costet (Cirad) Tél : 02.62.49.92.22 ; laurent.costet@cirad.fr
Date limite de candidature : 20 juin 2014
Date estimée de de prise de fonction : Octobre 2014
Contexte
Dans les régions tropicales et subtropicales, de nombreux insectes ravageurs représentent une menace pour l’agriculture et la sécurité alimentaire où ils sont souvent mal contrôlés ou encore émergents. Ces insectes, responsables de lourdes pertes sur les cultures, imposent souvent l’utilisation massive d’insecticides de synthèse. Les méthodes de biocontrôle permettent de contribuer à la réduction de la consommation de ces pesticides tout en aidant à la préservation de l’homme et de son environnement.
Les Beauveria spp. sont des champignons entomopathogènes connus pour leur efficacité contre les ravageurs des cultures. A la Réunion, une préparation à base de Beauveria spp (BETEL), est utilisée avec succès depuis plus de 20 ans pour lutter contre le ver blanc de la canne à sucre (Hoplochelus marginalis). En Europe, peu de souches sont homologuées et pour un nombre limité d’usages. En France, l’utilisation de la souche Bb147 de Beauveria bassiana (Ostrinil®), isolée sur pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis), est autorisée dans le cadre de la lutte contre le papillon palmivore, Paysandisia archon, un ravageur important des palmiers ornementaux. L’Ostrinil®, tout comme une autre souche de Beauveria bassiana (NPP111B005), sont en cours d’homologation au niveau européen par la société Arysta LifeScience et sa filiale Natural Plant Protection.
La caractérisation de nouvelles souches ou l’élargissement des usages des souches déjà homologuées sur des ravageurs émergents ou difficilement contrôlés en zones tropicales devraient permettre d’enrichir la gamme des méthodes et produits disponibles en lutte biologique. L’adoption de ces méthodes nécessite également de développer des formulations et des méthodes d’application adaptées pour lutter contre ces ravageurs.
Objectif de la thèse
Développement de méthodes durables de biocontrôle contre les insectes ravageurs en zones tropicales, basées sur l’utilisation de champignons entomopathogènes du genre Beauveria.
Programme de recherche I. Identifier et caractériser de nouvelles souches de Beauveria efficaces sur des ravageurs émergents ou difficilement contrôlés en zones tropicales
II. Evaluer les possibilités d’extension des souches Bb147 et NPP111B005 de Beauveria en collection à NPP ainsi que la souche Betel sur des ravageurs émergents ou difficilement contrôlés en zones tropicales et développer des formulations et des méthodes d’application adaptées à la lutte contre ces ravageurs
III. Evaluer la durabilité des méthodes de lutte biologique à l’aide du Beauveria en prenant pour exemple la lutte biologique contre le ver blanc de la canne à sucre (Hoplochelus marginalis) à la Réunion
Profil du candidat
Connaissances en microbiologie (et plus particulièrement en mycologie) et en biologie des populations. Maîtrise des outils courants de microbiologie et de biologie moléculaire. Des connaissances sur les élevages d’insectes seraient un plus.
Natural Plant Protection (N.P.P.)
La société Natural Plant Protection (N.P.P.) est une filiale du groupe Arysta LifeScience basée à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle développe et produit des produits phytosanitaires biologiques pour la protection des cultures, basée sur la maitrise de quatre technologies :
- Les Baculovirus (virus d’insectes) : production du virus de la granulose du Carpocapse homologué dans 19 pays à travers le monde, la Carpovirusine™
- Champignons insecticides : production de la souche Beauveria bassiana 147 (Ostrinil®) pour lutter contre le papillon palmivore, Paysandisia archon, ravageur des palmiers ornementaux ; production d’une souche de Beauveria spp. (Betel®) pour lutter contre le ver de la canne à sucre sur l’Île de la Réunion ; développement d’une nouvelle souche (NPP111B005) contre le charançon du bananier, Cosmopolites sordidus et contre le charançon rouge du palmier, Rhynchophorus ferrugineus.
- Phéromones : diffuseurs de phéromones d’agrégation pour le monitoring du charançon rouge des palmiers, Rhynchophorus ferrugineus (système Rhynchotrak®) et du charançon du bananier, Cosmopolites sordidus (système Cosmotrak®). Capsules de polymères imprégnées de phéromones sexuelles pour le suivi des populations de ravageurs.
- Formulations biotechniques : extraits végétaux pour lutter contre les acariens (Biomite®), les mouches blanches (Bemistop®) ou pour l’attraction des abeilles et bourdons pour la pollinisation des cultures (Pollinus®/Complice®).

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 Cela nous suggère les commentaires suivants :

* Il n’est jamais trop tard pour bien faire mais les moyens financiers semblent bien limités, la recherche espagnole est beaucoup plus avancée sur ce sujet et ce pays en graves difficultés financières d’y consacrer plus de moyens que nous !

* les développements ne concerneront que les zones tropicales .... dommage et pourquoi plus humide ?

* la firme lorsqu’elle parle du CRP évoque la souche NPP111B005 et non la 147 pourtant objet du projet d’expérimentation en cours de mise en place ( copil azuréen arrêté du 9 décembre 2013).

* les deux souches sont dites " en cours d’homologation au niveau européen" c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pour l’instant pas faire l’objet d’une demande d’AMM ( durée d’instruction 24 mois minimum). Pour les utilisateurs propriétaires de palmiers c’est peu satisfaisant. La maison mère et sa filiale seraient bien inspirées pour couper court à toute interrogation de communiquer en toute priorité sur l’état de ce dossier d’homologation. De ce point de vue leur communication récente est perfectible.

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