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Nice Matin .... Nice Copains

mardi 12 avril 2016 - Rédaction SNP

Franchement pas terrible, cet article du dimanche* destiné à faire plaisir à certains, au prix de très nombreuses approximations.

* 13 000 palmiers détruits : d’où vient ce chiffre...? il y a bien longtemps que l’administration n’en publie aucun.

* L’entreprise VEGETECH est à l’honneur avec un visuel délibérément High-Tech. Une recherche sur Société.com : http://www.societe.com/societe/monsieur-olivier-panchaud-434126868.html. On comprend que le journaliste en parlant de SYNGENTA écrive un géant de l’industrie pharmaceutique (sic).

* Le collectif méditerranéen de sauvegarde des palmiers, organisation de 2015, dont la représentativité n’a rien à voir avec celle de SNP. Son président accuse tout le monde de s’en mettre plein les poches. Ce parti pris protestataire n’est, à priori, pas un gage d’efficacité.

* les méthodes approuvées :
- la stratégie 1 ( faussement appelé bio) puisqu’elle impose, à juste titre, 2 traitements en Juillet et en Août à base de Confidor ; au niveau du coût annuel, on est plutôt autour de 600/700 €, fortement dégressif. Efficacité tout-à-fait discutable compte tenu du réchauffement climatique et de la grande fragilité de ces auxiliaires.
- la stratégie 2 : Confidor, tous les professionnels sérieux lui confèrent une efficacité proche de 100 % ; au niveau du coût on est plutôt autour de 500/600 €, fortement dégressif.
- la stratégie 3 : Revive, Gilles Garampon, plus exactement, le directeur des Comptes Sud de Syngenta, ne se souvient pas du "flirt avec les 100 %". Il est évidemment plus prudent, compte-tenu des enseignements de la dernière campagne d’injection. Néanmoins, par son taux d’efficacité et son coût, cette stratégie reste compétitive.
Faut faire attention aux mots, un produit phytosanitaire hautement chimique c’est une tautologie. L’émamectine Benzoate est classée dans certains pays comme utilisable en agriculture biologique. En ce qui concerne le palmier, son mode d’administration, l’injection, lui confère une grande efficacité environnementale. La limitation, dans le temps, à trois injections, n’a aucun support scientifique. Le palmier ne cicatrise jamais comme le fait un arbre. Il faut éviter une infection avec un bactéricide, et par ailleurs, de nouveaux progrès sont attendus dans les méthodes d’endothérapie (nous en avons parlé).
- l’enlèvement des fleurs, il faut parler d’inflorescences, est obligatoire dans les trois stratégies.

* le Beauveria Bassiana : Un vrai serpent de mer, cela fait cinq ans que VEGETECH et ARYSTA surtout, galèrent pour l’extension d’usage de la souche 147, produit Ostrinil, et l’approbation de la souche 111-09. Les pouvoirs publics se sont toujours montrés extrêmement conciliants avec cet industriel, si l’on en juge par le nombre d’expérimentations acceptées, et surtout un arrêté ministériel de décembre 2013, autorisant à très grande échelle dans les Alpes-Maritimes, une expérimentation qui n’a pas vu le jour pour des raisons qui n’ont jamais été révélées. Par ailleurs l’agence européenne de sécurité sanitaire, EFSA, a rendu en décembre 2015 un rapport peu favorable sur ces molécules. La décision définitive appartient à l’ANSES, notre agence de sécurité sanitaire, qui a déjà émis quelques avis. Parler de produit 100% bio est audacieux pour une poudre pas neutre du tout pour l’entomofaune. Alors, attendons encore jusqu’en octobre 2016 ..... Plus important, en absence de toute concurrence, le prix de cette stratégie sera constitué par un produit, # 100 € le kilo pour la souche 147, et il en faudra 3 à 4 kg par an et par sujet, à mettre en place dans la couronne, en quatre fois par an, avec un maximum de 5. faites le calcul....

* La vaccination du docteur CAVEM (communauté d’agglomération Var Esterel ) . On n’arrive déjà pas à la rendre obligatoire en vaccination humaine ! Au-delà, il s’agit simplement, en prenant des engagements de volume, d’obtenir un prix de la firme SYNGENTA, qui semble avoir finalisé son offre, on aimerait bien connaître ce prix. Comme nous l’avons écrit à plusieurs reprises, nous restons très dubitatifs sur la capacité de réunir 3000 ou 4000 palmiers, à injecter en une semaine. Quel sera le prix de cette manœuvre à la Roseline, alors que la recherche sur ces ravageurs manque cruellement de moyens ?


Conclusion : Nice-Matin ferait bien mieux d’interviewer les Maires de Nice et de Cannes, pour enfin savoir s’ils ont décidé vraiment de stopper le charançon, car pour l’instant, ils remplacent généralement les canariensis par des dactylifera, encore plus appétants pour le charançon, tout entiers mobilisés par leur dossier de classement au patrimoine mondial de l’humanité de la promenade de la Promenade et la Croisette .... dur dur sans palmier.

 

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