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Merci Monsieur l’abbé.....

dimanche 9 février 2014 - Rédaction SNP

On a du la lui faire 20 fois mais nous c’est la première et la dernière ..

Zones non agricoles coup d’accélérateur vers le « zéro phyto » écrit le LIEN HORTICOLE. En ZNA le PS laisse le volant à EELV, et la droite s’abstient. Résultat un coup d’accélérateur qui nous mène droit dans le mur ... qui semble peut être éloigné, mais à la vitesse à laquelle avance, par exemple notre dossier, on a toutes les chances de se le "prendre" faute de substituts efficaces et économiques.


L’Assemblée nationale a donc adopté la proposition de loi encadrant l’usage des produits phytosanitaires à l’horizon 2020-2022. cette proposition de loi du sénateur Joël Labbé, adoptée définitivement le 23 janvier, interdit à partir du 1er janvier 2020, l’usage des produits phytopharmaceutiques par les personnes publiques (État, régions, communes, départements, établissements publics...) pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé.
Par ailleurs, la mise sur le marché, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits phytopharmaceutiques pour un usage non professionnel sont interdites à compter du 1er janvier 2022.


Ça c’est les grands principes d’abord on interdit tout avec dispositif répressif d’un autre âge. Résultat L’UPJ (Union des entreprises pour la protection des jardins et espaces publics, très importante et estimable organisation) dénonce un « dispositif répressif », relevant les peines disproportionnées (jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende) encourues à compter de janvier 2022. Elle souligne l’efficacité des démarches de sensibilisation sur l’évolution des comportements, et indique que 1 600 emplois seraient directement impactés par l’application du texte.

Mais le sénateur fouettard reste droit dans ses bottes. Alors l’UPJ annonce son désengagement de l’axe 7 du plan Ecophyto « Réduire et sécuriser l’usage des produits phytopharmaceutique en ZNA ». Et le rodéo continue voir lien horticole 102 du 12/02/14.

Traitements autorisés et espaces non soumis à l’interdiction
Le texte exclut du champ de l’interdiction les produits de biocontrôle figurant sur une liste établie par l’autorité administrative, ceux qualifiés à faible risque conformément au règlement (CE) n° 1107/2009 relatif à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, et ceux dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique. La, on va se marrer car il va y avoir un embouteillage de "fausses promesses".
Les espaces verts concernés, « accessibles ou ouverts au public », ne visent donc pas les pistes d’aéroport, bordures d’autoroute ou de voies ferrées.
De même, pas évident les terrains de sport ( !!!) et les cimetières n’entreraient pas en compte dans le champ de l’interdiction.
Des dérogations pour les organismes nuisibles
Qu’il s’agisse des espaces verts ouverts au public ou des jardins particuliers, le texte prévoit des dérogations en cas de traitements et mesures nécessaires à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles. Ces derniers regroupent tous les ennemis des végétaux ou des produits végétaux.
L’autorité administrative dresse la liste des organismes nuisibles qui sont des dangers sanitaires de première catégorie (portant une atteinte grave à la santé publique ou à la santé des végétaux et des animaux) et de deuxième catégorie (nécessitant des mesures de prévention, de surveillance ou de lutte).


Voilà l’explication de notre titre. Alors que pendant que la quasi-totalité des villeś, l’INRA , le MHN , les régions qui ont adhéré sans réfléchir au plan Ecophyto s’interdisent l’utilisation de phytosanitaires et donc sont en train de perdre les merveilles de leur patrimoine palmicole, le plus radical des parlementaires verts a eu la sagesse d’autoriser dans ces cas là le phytosanitaire, merci Monsieur Labbé....!! Nous marchons sur la tête.


Le texte demande au gouvernement de produire un rapport, avant le 31 décembre 2014, sur le développement de l’utilisation des produits de biocontrôle et à faible risque mentionnés, sur les leviers qui y concourent, sur les freins juridiques et économiques, ainsi que sur les recherches menées dans ce domaine.

À la fin de l’année le zéro sera pas que phyto !!

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