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Les "ravages" de la pensée unique

mercredi 11 décembre 2013 - Rédaction SNP

La récente proposition de loi du Sénat sur l’entretien de nos zones non agricoles donne tout son sens à notre titre. En effet, quelques sénateurs écologistes ont acquis à leur cause idéologique ( pas trop compliqué en ces temps) , les sénateurs socialistes. Plus étonnant la courageuse abstention de toute la Droite à l’exception de 4 vaillants sénateurs ....ruraux. La manœuvre est limpide. Faire passer une énorme pilule idéologique d’administration très lointaine en donnant quelques exceptions pour calmer quelques incendies prévisibles.

 Prohibition totale des produits phytosanitaires pour les personnes publiques en 2020 et les particuliers en 2022 ( ça nous rappelle la prospective à 50 ans !!)

 quelques dérogations déjà :

- Les voies ferrées, les pistes d’aéroport, les terrains de sport et les cimetières sont exclus du dispositif.
- Les espaces privés fréquentés par du public (Par exemple les parcs d’attraction) sont également exclus du dispositif
- Une dérogation à l’interdiction est prévue en cas de propagation d’organismes nuisibles et en cas de danger sanitaire ( ça c’est pour nous encore faudrait-il définir la notion d’organismes nuisibles mais c’est aussi la reconnaissance que les espèces envahissantes constituent une vraie calamité)

 Mais le but caché et d’instaurer à terme la prohibition pour la totalité de l’agriculture ce qui en état actuel de la science est proprement aberrant.

 Alors comme les initiateurs de ce projet savent bien que les solutions bio font gravement défaut ils ont pondu un article trois dans la proposition de loi

Article 3 : Avant le 31 décembre 2014, le Gouvernement déposera sur le bureau du Parlement un rapport sur les freins tout à la fois juridiques et économiques qui empêchent le développement de la fabrication et de la commercialisation des substances à faible risque définies par le règlement communautaire (CE n° 1107/2009).  il s’agit d’assouplir la mise sur le marché de substances qualifiées de « préparations naturelles peu préoccupantes » (alias PNPP) qui pour certaines ne le sont pas, sont trés onéreuses , expérimentales, quelquefois folkloriques. Bref beaucoup de recherches à effectuer sans être sûr du résultat particulièrement économique. Qui va faire ses recherches ? Avec quel financement  ?

Conclusion : Nous Sénat, nous savons parfaitement qu’il n’y a pas à ce jour de réelles solutions alternatives à l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires, , peu nous chaut l’incidence catastrophique sur les finances des collectivités locales, dommage qu’il n’y ait que très peu de firmes bio significatives en France , que les situations soient # toutes monopolistiques, sous contrôle des firmes étrangères....... mais nous déclarons notre amour et notre foi en la pensée unique ! Trois articles de proposition de loi : l’affaire est pliée et nous aussi.

NB : Bien sur une proposition de loi n’est pas un projet de loi, mais elle est révélatrice de l’actuel "politiquement correct" qui paralyse nos soutiens. y compris scientifiques, les plus sincères.

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