Accueil > Documentation > Les mérites oubliés de Google Street View

Les mérites oubliés de Google Street View

dimanche 13 octobre 2013 - Rédaction SNP

Remarque préliminaire : Il y a deux ans nous avions formulé une proposition exactement identique pour le suivi de l’infestation charançon, qui n’avait recueilli qu’un silence vaguement méprisant des spécialistes du SIG ( Service d’information géographique). Des outils grand public pour la recherche ....quelle idée !!

Mais qui s’intéresse vraiment au charançon ? 

L’INRA communiqué : "Google Street View pour localiser des insectes invasifs

Des chercheurs de l’Inra ont utilisé pour la première fois les bases de données de Google Street View (GSV), accessibles librement sur Internet, pour cartographier la distribution géographique d’un insecte en expansion, la chenille processionnaire du pin. Les chercheurs ont estimé que la base de données en ligne permet d’avoir une bonne représentation de la présence de l’espèce. Ces résultats, publiés dans PLOS ONE le 9 octobre 2013, ouvrent la voie à l’acquisition simplifiée et peu coûteuse de données indispensables à l’étude des espèces invasives ou en expansion.

La cartographie de la distribution géographique des espèces est importante pour suivre l’évolution d’organismes invasifs ou natifs en expansion. Cependant, les données nécessaires sont parfois difficilement accessibles à partir de la littérature et sont coûteuses à collecter sur le terrain. La question est d’autant plus problématique que certaines espèces voient leur distribution évoluer sous l’effet du changement climatique. C’est pourquoi des chercheurs de l’Inra se sont intéressés à Google Street View (GSV) afin de déterminer dans quelle mesure cette nouvelle technologie permettrait de collecter de manière fiable des données sur la distribution géographique de certaines espèces.
Les chercheurs ont délimité une aire d’observation qui recouvre une surface d’environ 47 000 km² de la région Centre et qui a été divisée en 183 « cellules d’échantillonnage » de 16x16 km. Les données ont été collectées par observation directe sur le terrain et via GSV. En les comparant, les chercheurs ont déterminé que GSV est un bon indicateur de valeurs mesurées sur le terrain et offre une fiabilité de l’ordre de 90 % à cette résolution.
Ces résultats ouvrent des perspectives importantes pour simplifier et diminuer les coûts d’acquisition de données pour étudier la présence d’organismes invasifs et l’évolution de leur répartition géographique. Même si toutes les espèces ne se prêtent pas à ce type d’observation, de nombreux organismes peuvent sans doute être étudiées de cette façon, parmi lesquels les insectes ravageurs ou les pathogènes associés à des arbres communs."

Derniers articles

13 mars, par Rédaction SNP

En pays Varois ....

Merci à ce support de Presse régional en pleine « remontada » de nous accueillir à nouveau pour présenter cette nouvelle technologie de détection très en amont des attaques de ravageurs. L’affaire commence à s’ébruiter puisqu’un (...)

13 mars, par Rédaction SNP

La FAO aux avant-postes

L’agence marocaine de presse MAP ECOLOGY rappelle très utilement l’importance de la lutte contre ce redoutable prédateur du palmier. Elle ne fait pas de commentaire, nous nous sommes permis d’en faire un celui de (...)

Edito

Edito de février 2019

10 mars, par Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,
Retenons la date du 11 février 2019 , celle de la grande réunion de concertation organisée à la DGAL. Nous avons pu très correctement nous exprimer pour dire synthétiquement :
- Toute nouvelle réglementation doit également porter sur le papillon Paysandisia Archon
- Il faut donner un cadre légal même dérogatoire au piégeage massif qui est explicitement recommandé par l’ANSES. Le ministère doit ensuite (...)