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Les citoyens chercheurs au royaume de L’INRA

mercredi 23 avril 2014 - Rédaction SNP

Bastien Cabrol INRA PACA UEFM Laboratoire Biocontrôle travaille actuellement sur la lutte biologique contre le ravageur du palmier Paysandisia archon avec Elisabeth Tabone au sein du laboratoire Biocontrôle à l’INRA UEFM à Antibes. il nous communique :

"Le Paysandisia archon est un lépidoptère dont les larves sont à l’origine de nombreux dégâts sur les palmiers du pourtour méditerranéen. Dans le cadre du projet PalmProtect (2012-2014), un moyen de lutte envisagé est l’utilisation de parasitoïdes oophages. Cela consiste à parasiter les œufs avec des petits hyménoptères (Trichogrammes). Les œufs sont alors tués avant l’apparition des larves (et donc des dégâts). Les premiers tests effectués l’année dernière (en laboratoire) sont encourageants et cette année, nous envisageons de continuer les tests à la fois en laboratoire et aussi effectuer des premiers essais sur le terrain.

Concernant les essais terrain, Inra lance un appel à participer, dès ce printemps 2014, et met en place 3 actions autour de ce projet :

1 - Récupération de larves âgées et de cocons de Paysandisia pour obtenir des œufs frais (pontes d’adultes) : afin de mener nos travaux au mieux, nous avons besoin d’un grand nombre d’œufs frais, régulièrement. Nous faisons donc appel aux personnes intéressées afin de nous fournir ce matériel biologique. Les larves et cocons seront placés en milieu confiné.
2 - Récupération d’œufs de Paysandisia sur palmiers : parallèlement à l’action précédente, nous recherchons la présence éventuelle de parasitoides naturels déjà adaptés au ravageur.
3 - Lâchers de Trichogrammes : enfin, nous voulons tester l’efficacité de ces parasitoïdes en milieu naturel. Nous avons donc besoin de personnes pour effectuer les lâchers de Trichogrammes sur les œufs et nous les renvoyer le plus rapidement possible."

Les détails de ces actions se trouvent dans les 3 fiches jointes au mail.


 Tous les propriétaires de palmiers doivent être conscients qu’ils peuvent contribuer significativement au progrès de la recherche qui est très attendue dans le domaine du paysandisia archon. Les moyens dont on dispose actuellement sont notoirement insuffisants. Solutions "bio" actuelles anciennes, onéreuses, efficacité variablement perçue..... solutions phyto délicates à mettre en œuvre ( très grand nombre de sujets, micro-injection généralement non applicable) tous les inconvénients d’une pulvérisation aérienne.

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