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Le suspense SYNGENTA

mercredi 15 février 2017 - Rédaction SNP

Tribune de Genève ce jour Par Philippe Rodrik

Les Etats-Unis prolongent le suspense sur Syngenta


Depuis plus d’un an, China National Chemical Corporation veut absorber l’agrochimiste bâlois. Les autorités américaines exigent cependant des informations supplémentaires.


Quel suspense ! La volonté du conglomérat d’Etat Chem-China (China National Chemical Corporation) d’absorber Syngenta est connue depuis plus d’un an. Cette transaction retient l’attention du monde entier, mais elle est sans cesse différée, Les autorités américaines exigent aujourd’hui encore des informations supplémentaires sur ce projet, avant de l’avaliser.

La fusion des deux entreprises a déjà dû être ajournée à quatre reprises depuis son annonce officielle le 3 février 2016. Initialement prévue le 23 mai, la finalisation a ensuite été fixée au 18 juillet, au 13 septembre, puis au 8 novembre. En vain ! Du coup, le 20 décembre, Chem-China a annoncé le report de son offre d’achat sur l’agrochimiste bâlois au 2 mars 2017.

Aujourd’hui, la Federal Trade Commission (FTC) sollicite encore des éclaircissements accrus sur le rapprochement de Chem-China et de l’agrochimiste bâlois, selon un porte-parole de la deuxième société cité par Bloomberg : « Le processus suit néanmoins son cours dans de très bonnes conditions. Nous ne nous attendons pas à une prolongation des délais prévus. » Rappelons que la FTC est un organe de contrôle sur les fusions et acquisitions, relativement indépendant des pouvoirs publics et constitué de cinq commissaires. Ceux-ci sont néanmoins désignés par le président des Etats-Unis, sous réserve d’une confirmation de leur élection par le Sénat.

Cette Chambre du Congrès états-unien prête justement une très forte attention au projet d’acquisition de Syngenta par Chem-China. Le président du comité judiciaire du Sénat, Chuck Grassley, a ainsi défendu en août l’instauration d’examens coordonnés des grandes fusions dans l’agrochimie. De tels contrôles nécessiteraient à ses yeux l’intervention de plusieurs autorités américaines, afin d’assurer le maintien d’une concurrence suffisante entre tous les acteurs globaux de l’agrochimie. Faute de quoi, de nombreux agriculteurs américains pourraient s’en trouver pénalisés.

Le Valais est aux aguets

En s’exprimant en ce sens, le sénateur républicain se référait avant tout à deux projets : le rapprochement de Dow Chemical et DuPont évidemment, mais aussi, et probablement surtout, celui de Syngenta et ChemChina. La firme helvétique assure il est vrai un quart de son chiffre d’affaires chez l’Oncle Sam. Syngenta s’illustre ainsi comme un des principaux producteurs de pesticides et de semences agricoles sur le marché états-unien. Chuck Grassley a d’ailleurs précisé que les autorités américaines compétentes ne devaient pas contrôler séparément les opérations de fusion/acquisition prévues, mais de façon globale.

Cette vigilance américaine et celle de plusieurs gendarmes de la concurrence dans le monde ne semblent donc pas faciliter les affaires de ChemChina et Syngenta. Leur attitude ne surprend guère non plus. Cette transaction porte en effet sur un montant de 43 milliards de dollars (à peu près autant en francs) et constituerait l’une des plus importantes opérations chinoises du genre, à l’étranger.

Le monde entier observe l’évolution de ce méga « deal » et le Valais est aux aguets. La firme de la Cité rhénane emploie quelque 3000 personnes en Suisse, dont près d’un tiers sur son site de production à Monthey. (TDG)

 

 

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