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Le mieux est l’ennemi du bien....

jeudi 8 août 2013 - Rédaction SNP

Question 23 874 du député VITEL N° : Analyse > charançon rouge. prolifération. lutte et prévention ;">Question publiée au JO le : 16/04/2013 page : 4025
Réponse publiée au JO le : 23/07/2013 page : 7767 ;Philippe Vitel attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur la lutte contre le charançon rouge des palmiers. En effet, le ministère a accordé l’expérimentation d’une solution de traitement par endothérapie mise au point par l’INRA à base de confidor, un insecticide de traitement par injection contenant de l’imidaclopride(molécule du gaucho), devant être renouvelé tous les deux mois. Cependant, l’Union nationale des intérêts professionnels horticoles (Uniphor) a fait une demande d’autorisation pour l’utilisation de la molécule dont se servent les professionnels espagnols et italiens. Cette dernièreest en cours d’instruction depuis plus d’un an et demi. Cette molécule s’inscrit dans une stratégie globale plus rapide et respectueuse de l’environnement, face à la prolifération de ce ravageur du palmier. Il y a urgence, au vu
notamment, de la mort de 72 palmiers varois et de la contamination de 2 188 au cours de l’année 2012. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du ministre à ce sujet et plus particulièrement s’il entend accélérer l’instruction de ce dossier pour une issue favorable et rapide.

Texte de la réponse

Rhynchophorus ferrugineus, charançon rouge du palmier, est un organisme nuisible dont l’introduction et la dissémination sont interdites en application de la réglementation européenne. En France la lutte pour l’éradication de cet organisme est obligatoire sur tout le territoire national selon les modalités fixées par l’arrêté ministériel du 21 juillet 2010. La stratégie de lutte repose sur trois éléments clefs : la surveillance et la détection précoce de la présence du ravageur, l’éradication de l’organisme nuisible par destruction du végétal contaminé ou de la partie infestée et les traitements préventifs autour des palmiers infestés afin d’éviter toute dissémination de l’insecte. En 2012, l’arrêté de lutte a été modifié afin d’autoriser, dans le cadre d’un dispositif expérimental, des traitements préventifs obligatoires dans les zones de lutte par injection dans le stipe du palmier de produits à base d’imidaclopride. Ce dispositif expérimental a été limité à un périmètre restreint couvrant le territoire de différentes communes volontaires pour participer à cette expérimentation. L’utilisation de produits à base de benzoate d’émamectine dans ce dispositif n’a pas été retenue à ce stade, notamment parce que les produits concernés ne sont pas actuellement autorisés en France. L’évaluation scientifique du dossier de demande d’autorisation pour un produit à base de cette substance active est en cours et devrait aboutir dans les prochains mois. En fonction des résultats de cette évaluation, la question de l’intégration du produit concerné dans le dispositif expérimental pourra être réexaminée.
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En toute amitié, le député Philippe Vitel eut été mieux inspiré de nous questionner avant de rédiger sa question :

* l’AMM de la nouvelle molécule a été déposée le 30 octobre 2012 par une firme importante. Le délai théorique d’instruction est de 10 mois. Une réponse est attendue en septembre.

* l’Uniphor organisme professionnel n’a ni vocation ni les moyens de faire une telle demande ( budget d’une AMM plusieurs centaines de milliers d’€).

* on aimerait bien que le Var champion de France avec 56 communes infectées n’ait perdu que 72 palmiers. Il fallait lire plusieurs milliers.

 Mais la réponse du ministère est tout autant perfectible, car si l’on se félicite de la réaffirmation du principe de l’éradication, on est plus circonspect en lisant "Ce dispositif expérimental a été limité à un périmètre restreint couvrant le territoire de différentes communes volontaires pour participer à cette expérimentation". Le volontariat présumé est en ce domaine le pire ennemi de l’efficacité. Les difficultés de fonctionnement du Copil 83 en sont l’évidente preuve . Si vous repartons avec un nouveau traitement il faut absolument changer de paradigme.

 Beaucoup, beaucoup plus inquiétant "la question de l’intégration du produit concerné dans le dispositif expérimental pourra être réexaminée". Cela veut dire que cette nouvelle molécule qui n’est utilisable que sous forme d’injection serait intégrée dans l’arrêté de mars 2012. Mais que fait-on avec tout le reste de la France qui en novembre prochain sera privé de Confidor. C’est cela la vraie question .

Nous ne pouvons pas être victimes des négligences de l’administration dans l’observation des expérimentations étrangères de l’endothérapie. Nous ne pouvons pas être victimes de l’incroyable lenteur de la publication d’un protocole, qui doit tenir dans un A4, de suivi de l’expérimentation Bayer. On ne peut en aucun cas envisager d’attendre les résultats de l’expérimentation de Perpignan qui faute de moyens financiers sans doute, n’a même pas commencé pour sauver les palmiers de toute la France. Le député Vittel est réputé à l’Assemblée nationale pour sa pugnacité nul doute qu’il va avoir l’occasion de l’exprimer.




 

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