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Le jardin du Rayol ou le privilège d’extraterritorialité !

dimanche 16 avril 2017 - Rédaction SNP

http://www.domainedurayol.org/info-pratique-atelier-formation-Les+palmiers+du+Jardin-722.html

Le domaine du Rayol est-il bien en territoire métropolitain ? On peut se poser la question !!!

Lors de nos rencontres avec le Ministère, il apparaît que les grandes difficultés que nous rencontrons dans la lutte contre les ravageurs du palmier ne tiennent pas à une réglementation considérée dans l’ensemble comme correcte, mais dans les conditions catastrophiques d’application de celle-ci. Aussi, est-il choquant de constater qu’un jardin botanique public aussi prestigieux, propriété du Conservatoire du Littoral ne respecte en rien la réglementation (voir en pièces jointes la cartographie des zones d’intervention obligatoire), et le comble, le revendique en l’érigeant en modèle ! De tels comportements tombent sous le coup de l’article L. 251-20 du code rural et de la pêche maritime. De plus, ils veulent faire croire aux communes que le 0 phyto est incompatible avec la lutte contre le charançon rouge alors que ce dernier est en lutte obligatoire et qu’ainsi la loi Labbé ne s’applique en rien. Il faudrait dire zéro pointé au lieu de zéro phyto  !!!

On retrouve ici le fondement idéologique de ceux qui considèrent qu’il faut laisser la nature faire et que le palmier est en réalité ici le symbole de la bourgeoisie européenne du 19e, colonialiste. Ont-ils entendu parler du colloque de la FAO fin mars à Rome au cours duquel 60 pays ont tiré la sonnette d’alarme face à l’avancée destructrice de ce ravageur ?

Aussi, à SNP nous jugeons cela très sévèrement, nous allons faire remonter l’information au Ministère et demander la direction du Domaine de modifier son texte. Il faut être aussi intransigeant sur la parole publique que sur l’utilisation de l’argent public. La lecture du vade-mecum des collectivités en première page de notre site devrait permettre une remise à niveau rapide pour les jardiniers du Rayol. 

http://draaf.paca.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/CRP_-_Vademecum_collectivites_final_2017_cle088e81.pdf

Extrait

Depuis maintenant 27 ans, nous n’utilisons aucun pesticide ni insecticide dans le Jardin. Nous laissons s’exprimer plantes, animaux et insectes. La nature trouve d’elle-même les nouveaux équilibres que nous créons dans les petits paysages.
Nous avons vu arriver le fameux charançon rouge en 2010. Nous avons eu des doutes sur la stratégie à mettre en place : la crainte de voir disparaitre tous nos palmiers nous a d’abord amenés à mettre en place une lutte biologique à base de nématodes (vers minuscules parasites des larves de coléoptère). Nous avons constaté que cette protection n’était guère efficace dans le temps, et les Phoenix des Canaries ont commencé à dépérir. Nous les avons abattus, et nous avons laissé faire la nature, pour savoir qui résistera, qui sera sensible ou insensible à cet insecte. Alors qu’il était annoncé comme s’attaquant à tous les palmiers, nous avons maintenant le recul suffisant pour dire que ce n’est pas le cas. Oui, le Phoenix des Canaries est sensible, mais malgré tout, certains pieds ne sont pas atteints. Les Jubaea sont aussi sensibles, surtout à un âge avancé, les jeunes semblent plus tolérants.
Les autres paraissent résistants. Nous conseillons ainsi à nos amis jardiniers, confrontés à cette problématique de ne pas se battre contre le problème avec moult traitements chimiques, toujours toxiques pour la faune et pour l’Homme. Mais plutôt de profiter de ce cadeau de la Nature : replantons les rues, les espaces verts, les propriétés avec ces palmiers résistants, des Butia, des Brahea, des Syagrus, des Livinstonia, des Trithynax, des Sabal, des Archonthophenix, des Rhopalostylis !
Toute cette variété va enrichir notre Côte d’Azur, qui restera la terre des palmiers  ! En gardant l’objectif du zéro phyto dans les espaces urbains.

Les jardiniers du Domaine du Rayol

Portfolio

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