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le CRP cause nationale ?

samedi 20 mai 2017 - Rédaction SNP

http://agriculture.gouv.fr/le-charancon-rouge-du-palmier

 À un moment où le bruit court que la lutte obligatoire décidée en 2007 au niveau européen serait abandonnée ce qui nécessiterait une réforme de l’arrêté français pour poursuivre la lutte dans un cadre national ( la DGAL a laissé entendre qu’il en serait ainsi),

Sept ans donc après l’arrêté de lutte, voilà que le ministère se met à communiquer en direct sur ce ravageur. Il n’est jamais trop tard...(il serait bien inspiré de le faire aussi sur le papillon paysandisia qui fait autant de dégâts).

 Présentation très claire, une analyse par régions laisse l’impression que la situation est maîtrisée. Nous savons que nous en sommes loin !

 Référence au congrès récent de la FAO dont il retient, ce qui aurait du être fait en 2010, la proposition d’interdiction du commerce international des palmiers au-delà d’une certaine taille.

 On voit aussi apparaître le terme d’endothérapie végétale non utilisé jusqu’à présent car c’est le nom d’une société privée espagnole membre de feu le programme européen PALM PROTECT.

 le paragraphe Perspective méritent quelques commentaires :

 l’Endothérapie stratégie 3 existe tout de même depuis le printemps 2014. L’approche dite collective est une mobilisation qui aurait dû normalement prévaloir dans tous les services EV de collectivités c’est tout simplement la notion de lutte intégrée IPM. Elle prend appui sur la division par # 3 des tarifs de la firme qui entend en contrepartie avoir l’exclusivité des traitements préventifs. Certaines collectivités le refusent ce qui crée de grandes inégalités dans les coûts supportés par les propriétaires privés. Cette politique marketing a inutilement compliqué un dossier déjà très difficile. Que l’ANSES parisienne vienne regarder sur le terrain ce qui se passe est une excellente chose car le palmier c’est une affaire de sudistes.

 Des solutions biologiques, que nous appelons de nos voeux depuis 2010 seraient en cours d’expérimentation.....Ah bon ? lesquelles ? Plus sûrement la récente approbation européenne d’une souche Beauveria Bassiana laisse augurer une AMM française. SNP souhaite que l’ANSES porte une attention particulière à l’efficacité de ce traitement qui doit être voisine de 100 % ce qui aurait dû être mieux fait pour la molécule de la stratégie 3. Nous la prions instamment aussi, de s’intéresser à son prix qui doit être suffisamment bas pour être accepté par les propriétaires qui savent qu’ils ne seront certainement jamais débarrassés du charançon rouge.

 En ce qui concerne les approches locales innovantes il ne semble pas que l’initiative de la région PACA soit bien connue du ministère. Gageons que la Vice-Présidente déléguée au Développement durable, à l’énergie et à la mer va réparer cet oubli.

 

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