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Le Blog de JL FELIZIA (EELV)

mardi 16 décembre 2014 - Rédaction SNP


Notre moteur de recherche, nul n’est parfait, nous signale avec un certain retard un article du mois de juillet 2014 de Jean Laurent Fèlizia conseiller municipal EELV au Lavandou. Il commet ici un article qui, à de nombreux égards, ressort d’une campagne de desinformation.


http://www.lavilleheureuse.fr/palmiers-en-danger-ou-comment-tenter-le-diable/


Il veut la mort de la molécule EMAB, produit REVIVE de Syngenta, et, pour ce faire il charge la barque !!!!! cette molécule c’est le diable et Il faudrait 8 traitements par an, excusez du peu : totalement faux, pas de chance c’est le principal argument du REVIVE, il n’en faut qu’un !! plus c’est gros plus ça passe !!


C’est une erreur difficile à comprendre, car l’auteur est bien documenté (avis ANSES sur le produit ). Oui la matière active de la molécule est d’origine biologique (fermentation bactérienne de Streptomyces avertimilis), mais sa fabrication n’est pas bio. La formulation de REVIVE fait appel à des co-formulants incompatibles avec les exigences du cahier des charges "Agriculture biologique". What else ?


Le co-formulant THFA est couramment utilisé dans la formulation de très nombreux produits phytosanitaires. La firme s’est engagée à remplacer au plus vite la formulation actuelle de REVIVE par une nouvelle ne comportant plus de THFA. Interrogée récemment par nos soins, elle nous indique que cette formulation est désormais au point.


Il s’agit d’une question de sécurité applicateur, au cœur de ses engagements, écrit-elle. C’est la raison principale qui justifie une organisation avec un réseau d’applicateurs limité en nombre.


JL Félizia oublie l’essentiel la molécule reste à l’intérieur du végétal, Elle doit être ingérée par le charançon ou plus sûrement par sa larve, tout est donc confiné dans le bourgeon apical .


En ce qui concerne les expériences étrangères JL Félizia, un post récent SNP et un article dans le site italien Liste Phoenix prouvent qu’il prend ses rêves pour des réalités. http://www.sauvonsnospalmiers.fr/spip.php?article987 http://www.listephoenix.com/?p=6726


Mais, en dehors de la diabolisation bien mal argumentée de l’EMAB REVIVE, que préconise le blogueur ?


* le piégeage massif : nous partageons tout à fait ce point de vue mais le ministère semble moins convaincu et l’INRA ne dit mot.


* une exonération de TVA ..... Dans la situation actuelle des finances publiques... No comment


* la replantation massive, provocateur, pourquoi pas ? Mais avec les moyens qu’il préconise c’est suicidaire.


* utilisation de moyens prophylactiques plus respectueux de l’environnement. Lesquels ? JL Félizia ne parle plus de nématodes, sans doute parce qu’il sait toute la difficulté de mise en oeuvre, l’efficacité décroissante, le prix de cette méthode moins adaptée à une infestation massive pour laquelle il faut maintenir une protection permanente.


Le second objectif de JL Félizia est de nous persuader que tout notre salut viendra de l’action d’un champignon entomopathogène le Beauveria Bassiana. Pas fou du tout, puisque cette voie de recherche fait partie des classiques de la lutte bio. Il plaide clairement pour une extension d’usage au charançon du produit OSTRINIL. Dont Acte....


Mais il connaît l’avis l’ANSES sollicité en 2012 http://www.sauvonsnospalmiers.fr/spip.php?article204 et ses demandes pour la poursuite de la procédure d’agrément, qui sont autant de conditions préalables au dépôt même d’une AMM.


"Compte tenu de ces résultats, et dans le cadre de la recherche de solutions alternatives aux solutions chimiques, le champignon Beauveria bassiana pourrait entrer dans un programme de lutte contre le charançon rouge du palmier Rhynchophorus ferrugineus, seul ou en alternance avec d’autres produits. Il convient toutefois de noter que les souches 147 et 111B005 de Beauveria bassiana ne sont pas approuvées conformément au règlement(CE)n°1107/2009 et de ce fait ne peuvent entrer dans la composition de produits phytopharmaceutiques." CQFD Ces retards sont-ils anormaux ? Aucun moyen pour nous de le savoir ? Si retard il y a, les controverses sur le danger de ce champignon lâché massivement en aérien, pour le système oculaire et pulmonaire humain ? (plusieurs articles scientifiques à charge et à décharge publiés) en sont-elles la raison ?


Il faut admettre qu’il est impossible de lutter contre une infestation galopante avec l’espoir d’obtenir un produit dans 3,4 ou 5 ans. Si l’on ajoute à cela l’aspect prix, SNP est plus que dubitative. Cependant si le debriefing PALM PROTECT donne clairement de bonnes perspectives en terme d’efficacité et de prix à ce champignon, nous serons les premiers à solliciter une accélération des procédures d’instruction. Entre-temps, Cher Jean-Paul Fèlizia soyez simplement précis et pragmatique. 

 

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