Accueil > Documentation > Les bactéries > La symbiose entre nématodes et bacteries

La symbiose entre nématodes et bacteries

mercredi 20 décembre 2017 - Rédaction SNP

Nous voudrions attirer votre attention sur cette très intéressantes revue INSECTES conduite par l’association OPIE office pour les insectes et leur environnement qui a des associations régionales actives prouvant ainsi sa forte implantation sur le terrain. Avec l’accord de la rédaction et des auteurs nous publions ici un article qui concerne le Steinernema. 

Pierre-Olivier Maquart que nous avions interrogé sur les perspectives de la recherche "Votre article intéresserait nombre de nos adhérents car il décrit très bien le mode d’action des nématodes conjuguée à celle des bactéries. Nous connaissons pour les palmiers le Steinernema carpocapsae, malheureusement son efficacité est déclinante, compte tenu du taux d’infestation et si un traitement nématode n’est pas efficace à 100 % quelques heures après d’application des nématodes il n’y a plus aucune protection. question naïve : Steinernema carpocapsae agit-il en symbiose avec Xenorhabdus ? Dans abstract d’une thèse https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01343190/
je crois deviner que cette symbiose n’est pas très virulente mais qu’il y a des recherches pour trouver de nouveaux modèles bactériens. Est-il farfelu d’envisager de créer une association spécifique qui devrait donner de l’efficacité à ce traitement contre nos 2 ravageurs CRP et Paysandisia
 ? Sa réponse : "je dois vous avouer que j’ignorais qu’il pouvait être utilisé contre les larves de charançon du palmier.
Effectivement, Steinernema n’est pas strictement lié à aux Xenorhabdus spp, et d’autres couples symbiotiques peuvent être crées, en particulier pour maximiser la virulence des bactéries associées. Il n’est donc pas farfelu de créer une association spécifique s’attaquant préférentiellement au charançon du palmier.
Pour cela « il suffit » de mettre en présence des Steinernema sans bactéries (par exemple celles présentes à l’intérieur des larves hôtes d’insectes) et de joindre la souche bactérienne ciblé dans la larve d’insecte pour que, lorsque le nématode ingurgitera les bactéries pour partir explorer le sol, il s’apparie avec la nouvelle souche bactérienne.
Cependant cette « erreur » de ré-appariement peut être couteuse pour le nématode, et peut potentiellement le tuer (les toxines produites par les bactéries sont à « spectre large » et s’attaquent un peu à tous les invertébrés), il faut donc faire de nombreux tests, sur de nombreuses souches…
Divers laboratoires en France travaillent sur cette question (dont Montpellier et l’Université de Poitiers). Cependant, je ne sais pas s’ils travaillent sur la lutte contre le charançon du palmier spécifiquement …
Bonne journée,
Cordialement,

-------------------------------
Pierre-Olivier Maquart
Ph.D. Student
University of Stirling, UK.
Mobile : (+44) 7493087381 (Scotland)
http://www.stir.ac.uk/ento-prise/

Derniers articles

19 février, par Rédaction SNP

Le plan Ecophyto 2 « + »

TVA Agri met la pression à la veille du salon de l’agriculture et dans la perspective du nouveau plan Eco-Phyto qui serait publié fin mars.
FNSEA rappelle que l’Inra estime au minimum à une demi douzaine d’années (...)

19 février, par Rédaction SNP

Une thèse plein cadre

Une thèse plein cadre
https://rua.ua.es/dspace/bitstream/10045/73611/1/tesis_johari_bin_jalinas.pdf

19 février, par Rédaction SNP

Khalifa Date Palm award

Il faut en premier lieu saluer la distinction de la chercheuse française Muriel Gros-Balthazard que toute honte bue nous ne connaissions pas. On a ensuite relevé les travaux du docteur Luigi Porcella qui concernent (...)

Edito

Edito de janvier 2018

5 février, par Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,
Ce mois de janvier a été marqué par deux manifestations :
* En région PACA le débriefing de la politique environnement. Le palmier s’en sort plus qu’honorablement puisqu’il fait partie des quatre exposés présentés. Celui de la cheffe de service du département environnement & biodiversité ( qui nous a rassuré sur le maintien en 2018 de l’enveloppe de financement) et celui du directeur du Parc (...)