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La loi Labbé.... crash test

dimanche 14 mai 2017 - Rédaction SNP

Comme précédemment dans son article dans 60 millions de consommateurs, le journaliste Erwan Seznec sort de la doxa écologiste zéro phyto pour souligner à quel point les bonnes intentions peuvent devenir un enfer pour ceux auxquels elles étaient destinées.

 Il en résulte une longue litanie de tous les inconvénients, les approximations, les incroyables surcoûts, les aberrations de cette loi Labbé.

Cette loi prise sur le fondement du parti pris de bannissement de l’utilisation du tout produit phytosanitaire dans les communes et les particuliers (en attendant les agriculteurs) représente un objectif parfaitement déraisonnable. En effet les alternatives bio :

* N’existent , le plus souvent pas

* Sont insuffisamment validées par le terrain

* Sont quelquefois bien plus préjudiciables à l’environnement que leur équivalent phytosanitaire ( exemples : roténone, huile de neem )

* Sont de toutes façons beaucoup plus chères, généralement vendues par les mêmes multinationales guère en concurrence. Mais l’administration se préoccupe guère, pour l’instant , de cet aspect financier quelque peu trivial !

Erwan Seznec insiste beaucoup sur l’aspect financier frappant des collectivités locales totalement asphyxiées financièrement. La situation est telle que certaines ne reculent pas devant la menace de désobéissances, sans doute pour faire pression sur les pouvoirs publics qui par le détour de discrets amendements commencent à lâcher du lest. https://www.sauvonsnospalmiers.fr/ecrire/?exec=article&id_article=1714

 Erwan Seznec en ce qui concerne la partie palmier nous fait l’honneur d’une citation : « C’est une catastrophe, s’inquiète Hervé Pietra, président de l’association Sauvons nos palmiers, basée à Toulon. Au moins un quart des spécimens de la côte sont déjà atteints. ».

Mais selon l’adage qui aime bien châtie bien, il nous faut relever une erreur dans cet article sur la partie qui nous concerne. La loi Labbé a tout de même eu la sagesse de ne pas s’appliquer dans la lutte contre les insectes de quarantaine ce qui est le cas du charançon du palmier. Donc ses observations restent tout à fait pertinentes pour la menace grandissante ( voir notre conférence à Roc Baron du 31 mai prochain) du papillon paysandisia mais elle ne concerne en rien le charançon rouge du palmier. On peut se demander quelle mairie aurait ainsi induit en erreur le journaliste ! la lecture ( légende photo de la page 89) d’une augmentation du coût annuel de 0,45 M € à 2 ,7 M€ pour la ville de Nice qui serait la conséquence de l’abandon du phyto alors même que cette ville prétend ne pas en pratiquer ! ressemble à un gros malentendu. Ne s’agit-il pas plutôt des replantations massives sur la promenade des Anglais. Nous allons demander au journaliste d’exercer un droit de réponse et nous y invitons les responsables E.V de la ville de Nice qui nous lisent régulièrement.

Le dispositif de l’arrêté du 21 juillet 2010 reste intact avec toutes ses qualités et ses défauts. Le mieux est l’ennemi du bien...

 autres liens :

http://seppi.over-blog.com/2017/05/sur-capital-la-loi-la-betise.oups-la-loi-labbe.html

http://alerte-environnement.fr/2017/05/08/la-loi-labbe-dans-les-faits-2/

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- Toute nouvelle réglementation doit également porter sur le papillon Paysandisia Archon
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