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La grande misère des palmiers publics.....

vendredi 6 février 2015 - Rédaction SNP

Nous pensons qu’il est maintenant du devoir de notre association de dénoncer une situation qui affecte, sauf exception (?), toutes les communes des régions de France concernées par le charançon. Depuis des mois, nous multiplions discrètement les contacts avec les responsables des collectivités locales pour nous enquérir du choix de leur stratégie de prévention. Le résultat, au risque de déplaire à tous, est tout simplement ravageur !

* Beaucoup de collectivités n’ont pas pris conscience que presque tous leurs palmiers sont désormais dans la zone 100 m d’une intervention obligatoire en prévention. Ainsi, plusieurs centaines de palmiers sont laissés sans protection.

* On veut rassurer, en prétendant effectuer une surveillance visuelle, ce qui signifie qu’on fait simplement le recensement des palmiers à assainir- avec tous les risques de l’exercice- ou à abattre.

* Nous n’avons pas trouvé une seule collectivité qui utilise la stratégie 2 ( Phyto) . On connaît parfaitement les contraintes des délais de rentrée prévus par les textes. Ces contraintes sont considérées comme rédhibitoires, et la stratégie écartée par principealors même que nous connaissons son efficacité pour les palmiers privés.

* En ce qui concerne la stratégie 1 (Bio), nous avons constaté que là aussi, la quasi-totalité de nos interlocuteurs est dans l’ignorance de l’obligation d’effectuer un traitement phyto en Juillet et en Août. Cette contrainte n’est pas respectée, ce qui place les communes dans une parfaite illégalité. A notre connaissance, les autorités de tutelle ne trouvent rien à redire.

* Ceux qui connaissent cette exigence déclarent souvent vouloir s’en affranchir. Non respect de la loi, dilapidation des deniers publics investis dans des stratégies incomplètes....

* Plus grave encore, les tenants de la stratégie Bio, avouent très souvent, pour des raisons budgétaires, s’en tenir à 8 , 6 voir même 4 applications par an !!!

* La stratégie 3, micro injection, est très mal connue, souvent considérée comme expérimentale. Confusion avec l’expérimentation Bayer, ou celle en cours, très confidentielle, dite de Perpignan ? Dans un commentaire récent sur une émission de FR 3 LR, nous avons noté que ce contresens n’avait même pas été relevé par le représentant de l’administration. Quelle tâche immense pour le groupe de travail collectivités du COPIL CRP PACA.

* Enfin, sont souvent évoquées d’autres solutions clairement non autorisées par la loi. Sauf exception d’un projet expérimentation dans le 06 inexplicablement bloqué depuis sa création en décembre 2013 et de quelques ADE (micro-expérimentations, qui mériteraient plus de transparence), les communes ne s’y adonnent pas. Mais, ces perspectives à moyen terme pour les plus optimistes, entretiennent l’idée de lendemains meilleurs, et encouragent les comportements d’attente, pendant lesquels les palmiers publics succombent sans défense. 

En conclusion, nous aimerions franchement avoir commis beaucoup d’injustices dans le présent post, et nos colonnes sont ouvertes à toutes salutaires mises au point, car nous savons aussi que des agents publics mènent ce combat extrêmement difficile avec sérieux et abnégation.

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