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La bactérie tueuse " xylella fastidiosa "

mardi 22 septembre 2015 - Rédaction SNP

À ce stade de l’infestation, on a envie de dire, l’abattage : la pire des solutions... à défaut de toutes les autres. Les traitements insecticides sont aussi nécessaires pour détruire les porteurs il faut aussi les préparer en sélectionnant les meilleurs produits( efficacité, respect de l’environnement). Le ministère dit qu’il prend cette affaire au sérieux. Tant mieux, et que le charançon nous serve de leçon. Car pour lui malheureusement, un texte de qualité mais beaucoup trop tardif (il aurait dû sortir en 2008). Des dispositifs d’accompagnement indigents, un suivi laissé à l’appréciation de tous et de chacun, sans aucune coordination.

 Et surtout, puisque les mêmes mots sont utilisés ici pour la Xylella que "mobiliser la recherche" ne soient pas une formule sans contenu. Un comité scientifique indiscutable et souverain, sans aucun conflit d’intérêts soit constitué par arrêté ministériel. Que des budgets significatifs de doctorants soient immédiatement alloués à nos grandes organismes de recherche, écoles et universités . Que ces organismes justifient des arbitrages de programmation pour dégager des moyens nouveaux contre cette bactérie. Qu’on imagine de prélever sur les consommateurs d’huile d’olive qui le feront avec enthousiasme, une taxe spéciale pour financer la recherche. Qu’on institue un système de prix très très substantiels qui seraient remis annuellement aux organismes de recherche et aux industriels les plus inventifs........

LES ECHOS 5/10 3000 Abattages.

Aucun remède n’a encore été trouvé contre la bactérie tueuse « xylella fastidiosa ». Face à sa propagation très rapide en Italie, les autorités se sont résolues à lancer un plan d’abattage, à la veille de la récolte des olives.

La « xylella fastidiosa » a été importée du Costa Rica et, depuis, semble inarrêtable. La région des Pouilles, dans le talon de la Botte, tente depuis plusieurs mois de stopper la propagation de cette bactérie tueuse. Peine perdue : aucun remède n’a encore été trouvé. La bactérie a fini par contaminer plus de 3.000 oliviers dans des champs situés entre Brindisi et Lecce, dans le sud de l’Italie. Ces arbres devront être coupés. Un plan d’abattage a été lancé par les autorités italiennes, ont annoncé ce lundi les journaux.

Après plusieurs mois d’atermoiements administratifs et judiciaires, et alors que la récolte des olives doit débuter dans les semaines qui viennent, le commissaire spécialement délégué par le gouvernement italien dans les Pouilles, Giuseppe Silletti, a tranché vendredi en présentant un « plan d’urgence ».
Plus de 200 espèces menacées....

Avant tout abattage, un « traitement insecticide » sera appliqué à chaque arbre. Les oléiculteurs ont dix jours pour décider s’ils abattent eux-mêmes leurs arbres ou s’ils ont besoin d’aide. Pour chaque olivier abattu, l’oléiculteur recevra une indemnité allant de 98 à 146 euros, allant jusqu’à un maximum de 15.000 euros par exploitation.

Si la bactérie ne présente a priori aucun risque pour les êtres humains, elle est capable de tuer plus de 200 espèces végétales : la vigne, le clémentinier, le laurier-rose, le romarin, l’asparagus... Mais c’est l’olivier, le « roi des Pouilles », couvrant 55 % du territoire du Salento, qui est le plus sévèrement touché . « La situation est grave et nous avons besoin de l’aide de tous (...) et chaque jour nous enregistrons de nouveaux foyers », a déploré le commissaire spécialement délégué par le gouvernement italien dans les Pouilles, Giuseppe Silletti.

Transportée par un minuscule insecte, le « Philaenus spumarius », la bactérie a atteint cet été le sud de la Corse. L’Union européenne, devant l’ampleur du phénomène et pour éviter la contamination, notamment en Provence et en Espagne, préconise l’abattage des arbres touchés, soit au moins 10% des quelque 11 millions d’oliviers parfois plus que centenaires des Pouilles, où la bactérie représente une catastrophe environnementale et économique.

 

Dernière minute 8/10 : un foyer découvert dans les Alpes maritimes, on en avait déjà trouvé 78 en Corse. Rien à craindre disent les politiques .... ce n’est pas la même souche que dans les Pouilles ... Tchernobyl Tchernobyl quand tu nous tiens ! 

Ils feraient mieux de faire un esclandre aux ministères de l’écologie, de l’agriculture et de la recherche scientifique pour que le problème soit pris à bras le corps.

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