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L’Europe met définitivement au ban trois néonicotinoïdes

samedi 28 avril 2018 - Rédaction SNP

Ça commence a sentir vraiment le roussi pour nous..... puisque l’imidaclopride est dans la liste. Nous continuions d’affirmer qu’il faut une dérogation pour l’usage cette molécule au 1/01/2020. C’est inscrit comme principe dans la loi de biodiversité. Nous n’avons aucun produit de substitution et le volume consacré aux palmiers est extrêment faible. Nous espérons vraiment que l’Anses saisi de cette question par la DGAL, parce qu’elle connaît très bien notre dossier , émettra un avis favorable pour cette dérogation. Restera l’exigence d’un arrêté conjoint des trois ministères !

Source TVAAGRI 27-04 H Roger

Les Etats membres ont voté favorablement au texte proposé par la Commission Européenne stipulant l’interdiction quasi totale de trois produits appartenant à la famille des néonicotinoïdes. La France a voté comme prévu en faveur de l’interdiction, participant à dégager une courte majorité (55% en faveur de l’interdiction) lors d’une réunion à Bruxelles ce vendredi 27 avril 2018.

Une décision qui est tout sauf une surprise

Ce n’est finalement pas une surprise puisque les 3 substances visées par la décision (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame) étaient dans le viseur de l’EFSA depuis 5 ans déjà, à la suite d’une première évaluation négative. La pression s’était intensifiée avec un usage restreint par la Commission au cours de cette même année (sur les cultures comme le maïs, le colza oléagineux ou le tournesol).

L’Agence européenne pour la sécurité des aliments avait très récemment publié un nouveau rapport en soulignant l’impact de ces produits sur les pollinisateurs mais aussi en relevant la présence de certaines molécules retrouvées notamment dans la culture betteravière.

Un nouveau rapport qui a donc poussé les Etats Membres a interdire ces 3 substances sur toutes les cultures en plein champ. A noter que les usages en serres restent autorisés. Mais à la condition que graines et plantes ne quittent pas leur abri fermé.

Le casse-tête belge

Les pays leaders ont confirmé dans les urnes ce qu’ils annonçaient depuis plusieurs mois. Non seulement la France, mais aussi l’Allemagne et la Grande Bretagne, ont donc voté l’interdiction de ces trois néonicotinoïdes.

Quatre pays ont voté contre (Roumanie, Danemark, Hongrie, République tchèque). A noter que 9 pays se sont abstenus, dont la Belgique, qui était partisan d’une interdiction, mais moyennant une une période de transition pour la filière betterave.

Rappelons que la betterave représente 10% des surfaces cultivées dans le plat pays et près de 10 000 emplois !

Réactions amères de l’industrie

Bayer et Syngenta sont les principaux industriels impactés par la décision. Pour le premier, « il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour le secteur de l’agriculture ». Avant de poursuivre : Cette décision n’améliorera en rien en la situation des abeilles et autres pollinisateurs. (Elle) réduira encore plus les capacités des agriculteurs en matière de lutte contre les nuisibles les plus nocifs, pour la majorité desquels il n’y a pas de solutions alternatives disponibles ».

Pour Syngenta, c’est aussi l’incompréhension qui domine. « Les preuves scientifiques montrent clairement que les néonicotinoïdes représentent une menace minimale pour la santé des abeilles par rapport au manque de nourriture, aux maladies et au froid », explique l’agrochimiste dans un communiqué.

A l’inverse, Générations Futures crie « victoire ». L’ONG se projette déjà sur une future interdiction du sulfoxaflor dans un communiqué transmis aux médias

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