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L’Edito de septembre

lundi 2 septembre 2013 - Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,

Disons-le tout de suite le mois d’août a été catastrophique. Les charançons sont partout . L’hiver n’a été qu’un illusoire répit. Les pièges, beaucoup plus nombreux que l’an passé, en capturent chaque semaine une demi-douzaine, à plusieurs dizaines selon les endroits. Sauf exception tous les palmiers phoenix non traités sont où seront infestés. Une réglementation tatillonne qui ne pénalise que les propriétaires légalistes en laissant impunis les propriétaires négligents démontre son impuissance totale à juguler l’invasion de ce prédateur. Les propriétaires ne disposent que d’une seule molécule face à un envahisseur omniprésent. Last but not least, le papillon palmivore s’étend à grande vitesse très au-delà de Languedoc-Roussillon à l’est et à l’ouest particulièrement dans l’hinterland des départements PACA. Notre passage dans Rustica nous attire les appels de la France entière des propriétaires lassés d’appeler l’Administration des "abonnés absents".

Y a-t-il encore une petite chance de s’en sortir ? nous voudrions y croire.

En septembre nous connaîtrons le sort de l’AMM Revive seul support à la mise en application à l’échelle suffisante de l’endothérapie (rémanence, coût, simplicité de mise en œuvre ) . Nous connaîtrons également le sort de l’insecticide Confidor théoriquement retiré au 1er décembre de cette année.

Restera l’essentiel, le champ d’application de l’endothérapie si elle est enfin acceptée. Car c’est bien là le problème les adversaires secrets de l’endothérapie s’échinent depuis des années à inventer des expérimentations sans aucune justification scientifique sauf le prétexte de différer l’application enfin généralisée de cette méthode écologique de mise en œuvre des produits phytosanitaires. Et tant pis si Ecophyto prend un peu l’eau , les volumes mis en jeu sont négligeables.

Il faut faire prendre conscience au ministère qu’il ne pourra pas éluder ses responsabilités éternellement. Pour un ravageur introduit en France en 2005/ 2006 il a fallu attendre 07/2010 pour avoir un arrêté de lutte. Ce dernier n’a donné lieu à aucune évaluation intermédiaire qui aurait permis d’en améliorer l’efficacité. Les spécialistes intervenant dans toutes les régions du monde, conscients qu’il n’existait pas de solution bio efficace et praticable, que l’application par pulvérisation de produits phytosanitaires en ZNA avait ses limites , montrent que la seule solution était la mise en œuvre de ces mêmes produits sous forme d’injection. On est littéralement sidéré que telles évidences aient encore du mal à s’imposer et restent suspendues à des expérimentations dont on attend toujours le bilan.


Nous sommes donc à un point de non retour. Ou la raison l’emporte et les particuliers propriétaires et les collectivités locales se lancent de concert résolument dans une campagne de masse destinée à contenir l’action des ravageurs. Ou pusillanimité , mercantilisme et activisme vert continuent de cohabiter alors les particuliers cesseront sans doute de respecter les règlements français pour sauver leur patrimoine, s’ils le peuvent encore, tandis que les mairies plomberont si c’est encore possible les finances locales pour un échec annoncé.

H PIETRA
 

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