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Initiative Menton un nouvel article dans NICE MATIN

jeudi 7 avril 2016 - Rédaction SNP

"Afin d’enrayer l’invasion du coléoptère ravageur sur le territoire, la commune de Menton aide les propriétaires et syndics d’immeuble à mettre en œuvre le traitement de leurs palmiers malades
"Que les particuliers fassent traiter leurs palmiers. C’est obligatoire !", lance Franck Roturier, directeur du service des Parcs et jardins de Menton.
« En ne traitant pas leurs palmiers, les propriétaires laissent le charançon rouge se propager sur tout le territoire… C’est presque criminel. »
Parce que la lutte contre le terrible coléoptère, ravageur des palmiers doit s’effectuer de façon collective, la commune vient de lancer un appel à la mobilisation de tous les particuliers. L’idée étant de simplifier au maximum les procédures.
La commune propose donc aux particuliers et aux syndics de copropriété d’effectuer à leur place les opérations de traitement sur leur parcelle. Et ce, évidemment, en accord avec eux, aux frais des propriétaires, par l’intermédiaire d’une convention annuelle signée par les deux parties. Ensuite, la Ville suit naturellement l’opération du début à la fin, aux côtés des particuliers.
« LES PRIX SPÉCIFIQUES D’UN MARCHÉ PUBLIC »
C’est une formule « clé en main » que propose la Ville aux particuliers.
« Beaucoup de particuliers font état de difficultés pour répondre aux exigences légales et techniques. C’est pour cela que nous leur proposons nos services… L’avantage c’est que nous mettons à disposition les prix spécifiés dans le cadre d’un marché public. Et nous avons choisi, parmi les candidats, le mieux disant… », précise le directeur des Parcs et jardins.
Il insiste encore : « Après, aux propriétaires de palmiers de choisir la façon dont ils souhaitent traiter leurs palmiers. Libre à eux de faire appel à nos services ou à une autre entreprise… L’important, c’est qu’ils s’occupent de leurs palmiers. »
Dans le cas contraire, la loi prévoit des sanctions pour les propriétaires qui ne traitent pas un palmier attaqué sur leur terrain.
« Dès qu’un arbre infecté est signalé, le SRAL (Service régional de l’alimentation) en est informé. Un premier courrier parvient au propriétaire pour l’informer et l’inviter à prendre les dispositions nécessaires. Puis, si cette démarche n’est pas suivie d’effets rapides, le propriétaire de l’arbre sera sanctionné. »
À bon entendeur…
DES SANCTIONS POUVANT GRIMPER JUSQU’À 30.-000 EUROS- !
En France, suite à l’arrêté national du 21 juillet 2010, la lutte pour l’éradication du charançon rouge du palmier est de toute façon obligatoire sur tout le territoire national par arrêté ministériel. Il s’adresse à tout propriétaire public ou privé, conformément aux dispositions réglementaires européennes, et définit le protocole et les conditions d’application de ces mesures.
Pour prévenir l’attaque, un traitement mensuel est proposé dans le cadre de la campagne lancée par la commune à 216 euros par an et par arbre.
Si le palmier est contaminé - on le reconnaît à ses encoches sur les palmes, aux chutes de palmes, à la sciure ou aux cocons à la base des palmes - il convient d’abord de déclarer le foyer au SRAL (Service régional de l’alimentation) ou à la mairie, qui expliqueront aux propriétaires la marche à suivre. Puis, il faut éradiquer l’organisme nuisible le plus rapidement possible.
Pour assainir un palmier infecté, détecté à temps, le coût du traitement s’élève à 588 euros.
Si le palmier est mort (bourgeon terminal rongé), on l’abat. Avec sol bâché, les parties infestées sont traitées et passées au broyeur pour éviter toute propagation. Pour abattre un palmier de 10 m s’il est trop tard, comptez 1.680 euros par arbre.
En cas de non-respect de l’arrêté ministériel, on s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à 30.000 euros d’amende et 6 mois de prison.
LUTTE COLLECTIVE
Plus qu’une lutte, c’est une bataille dans laquelle s’est lancée la commune contre le charançon rouge. Celle-ci requiert une vigilance de tous les instants. Mais l’efficacité des traitements sur les palmiers situés sur des terrains municipaux s’avère limitée dès lors que les particuliers, eux aussi propriétaires de palmiers, ne peuvent en faire autant.
C’est pourquoi elle entreprend cette campagne de traitement, qui, sur les 550 « arbres municipaux » a fait ses preuves- : aujourd’hui, seuls 30% sont encore atteints."

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