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Espoirs velléitaires..

lundi 27 avril 2015 - Rédaction SNP

Peut être une attaque « ad hominem » mais certainement pas« ad personam » tant l’animateur du Centro Studi de Sanremo est un homme charismatique....... que cependant, nous avons beaucoup de difficulté à suivre.

Car, comment comprendre sa sentence que toutes les variétés Phoenix étaient condamnées d’avance, au constat que tous les moyens de lutte ont échoué, alors même que nous savons qu’en Espagne le pire côtoie le meilleur et qu’en Italie le sentiment est qu’ils n’ont pas vraiment livré bataille.... comme certains mouvements italiens dont celui de Francesca Antonelli de http://www.sanremoattiva.it en témoignent.

Plusieurs points de vue italiens ont été donnés suscitant à tout le moins une grande circonspection :

http://www.sauvonsnospalmiers.fr/spip.php?article1114

http://www.sauvonsnospalmiers.fr/spip.php?article1143

Et voila que le 23 février le CENTRO STUDI DE SANREMO publie un nouveau communiqué http://www.puntosanremo.it/22236-22236/

Contre le charançon rouge nous allons utiliser les nématodes, des vers qui tuent les larves de l’insecte. En attendant de passer à la deuxième phase, déjà initiée à Menton et un peu aussi sur le reste de la Côte d’Azur, une phase qui représente la nouvelle ligne de défense européenne en cours d’expérimentation. Exit désormais les nématodes, une méthode de lutte qui nécessite d’être constamment renouvelée, au profit de Beauvaria bassiana, un champignon qui devrait être en mesure d’éliminer complètement le ravageur des palmiers. L’expérimentation est encore en phase de test et devrait aboutir avant 2017. Entre temps, le projet Gerico verra le jour, lequel aboutira à la plantation à Sanremo et dans la région de 16 000 jeunes plants de palmiers, autres que Phoenix canariensis, destinés à remplacer ceux infestés par le parasite.

Sur l’utilisation des nématodes notre récent post http://www.sauvonsnospalmiers.fr/spip.php?article1038 fait opportunément un point objectif sur cette question et nous enseigne que ce procédé a encore quelque intérêt curatif mais plus guère en préventif à un niveau de risque élevé.

Quant au Beauveria Bassiania, dont certains s’acharnent à vouloir faire en France une quatrième stratégie (pourquoi pas ) il y a quelques évidences bonnes à rappeler :

Pas d’autorisation pour son utilisation contre le CRP.

Une décision de principe a été prise par le ministère en juillet 2013 pour une expérimentation dans 23 communes des Alpes-Maritimes et du Var. Un arrêté a même été publié le 9 décembre 2013, mais depuis, silence radio complet. Aucune circulaire d’application. Quelles sont les raisons de ce blocage ? on se perd en conjectures.....

L’extension d’usage au papillon Paysandisia de ce champignon BB souche 147 produit commercial OSTRINIL initialement autorisé pour la pyrale du maïs remonte à 2009. Depuis ... rien. Que la firme Arysta Lifescience fasse homologuer cette molécule au niveau Européen et dépose ensuite une AMM française pour le CRP. Dossier européen déposé le 19/12/14 ça paraît plus utile que les drônes "ensemenceurs ".....

Alors, déclarer, comme le directeur du CENTRO STUDI DE SANREMO, Claudio LITTARDI, que le produit est en phase de test et que sa commercialisation est prévue avant 2017....... espoirs velléitaires ?

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