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Eradiquer les chenilles processionnaires

lundi 19 mars 2018 - Rédaction SNP

Intéressante, l’évolution de l’approche de lutte contre ce fléau redoutable. Après avoir rêvé d’une solution miracle et universelle d’abord phyto ensuite bio, on découvre qu’il faut attaquer le foyer sous tous ses angles on appelle ça un plan de lutte intégrée.

 L’apport nouveau est constitué par la mise en œuvre par paint-ball d’une phéromone de confusion sexuelle fruit de la collaboration entre de firmes françaises : Nufarm et M2 I life Science ( notre fournisseur de phéromones d’agrégation concernant le CRP).

 

VAR MATIN 19/03

Une mission : éradiquer les chenilles processionnaires

Elles sont susceptibles d’occasionner des réactions allergiques chez les humains et les animaux. Les services de la ville et les particuliers s’organisent pour lutter contre les chenilles des pins

Pas une ne sort du rang. Les chenilles processionnaires sont légion sous les pins. Inlassablement, elles descendent des arbres pour rejoindre le sol où elles s’enterreront afin de poursuivre leur métamorphose, leur cercle infernal. Infernal surtout pour les humains et les animaux qui peuvent subir les répercussions de cette présence. Dans la ligne de mire : les poils urticants qui recouvrent le corps des chenilles. Des poils qui, diffusés par l’air, occasionnent réactions allergiques, troubles oculaires et respiratoires. Le point sur les moyens de lutte.

Nichoirs à mésanges et tirs de paintball

Du côté de la ville d’Hyères, les services municipaux sont sur tous les fronts. À commencer par la mise en place (mi-juin) d’une cinquantaine de pièges à phéromones pour attirer et piéger les papillons mâles afin d’éviter la reproduction. Cette année, les processionnaires vont devoir faire face à une riposte inédite : une projection de billes. Les agents des espaces verts seront armés de lanceurs paintball qui projettent des billes contenant des phéromones qui empêcheront les mâles de localiser les femelles.

Dès le mois de décembre 2017, des actions ont été enclenchées avec l’installation d’une quarantaine de nichoirs à mésanges. Ces oiseaux étant d’excellents prédateurs naturels : un couple de mésanges peut consommer jusqu’à 500 insectes par jour. En 2018, une quarantaine de nids supplémentaires seront implantés. Entre janvier et février, des éco-pièges (40) ont également été disposés autour des troncs de pins ou de cèdres.

Autre technique utilisée par la commune (de décembre à mars) par les jardiniers et élagueurs : l’échenillage qui consiste à retirer les nids.

Tous ces dispositifs se trouvent principalement concentrés dans les écoles communales, les sites particulièrement fréquentés (voie Ritondale, boulodrome de la Gare, bases de loisirs, parcs communaux…) ainsi que dans la pinède de la Capte.

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