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El picudo amenaza de muerte al palmeral de Elche

lundi 28 septembre 2015 - Rédaction SNP

http://blogs.20minutos.es/cronicaverde/2015/09/11/el-picudo-amenaza-de-muerte-al-palmeral-de-elche/

Un point de vue différent de communications antérieures bien plus optimistes http://www.sauvonsnospalmiers.fr/spip.php?article987. Ce point de vue a contrario...

En voici la traduction au cordeau de l’un de nos adhérents hispanophone qui ajoute ce commentaire "La hauteur des palmiers est à la mesure de nos ambitions immobilières spéculatives, dixit l’auteur. Et comme Némésis n’aime pas la démesure, elle a envoyé cette saloperie de picudo rouge !!!"
 

Le picudo menace de mort la palmeraie d’Elche

La palmeraie d’Elche (Alicante), la plus grande et la plus belle d’Europe, se meurt. Un terrible scarabée asiatique est en train de la dévorer sans que nous fassions autre chose que de compter le nombre de ses victimes. Le fléau du picudo rouge (Rhynchophorus ferrugineus) poursuit sa progression inexorable à un rythme de plus en plus vertigineux. 50 arbres par mois dans cette seule palmeraie historique, plantée par les Arabes il y a douze siècles et classée par l’Unesco – inutilement ? – Patrimoine mondial de l’humanité. Le désastre est total. Dans l’ensemble de la commune, on a coupé cette année 27 816 palmiers. 160 000 depuis 2010.
Une femelle de cet insecte vorace vit jusqu’à trois mois, elle pond de 300 à 500 œufs à la fois et est capable de voler des dizaines de kilomètres en quête de nouveaux arbres.
Toutes sortes de techniques d’éradication ont été essayées, des insecticides injectés ou appliqués en douche aux nématodes, champignons et même aux microondes, mais pour le moment la seule efficace consiste à signaler la présence d’un arbre affecté, abattre et incinérer tous les spécimens contaminés, interdire la taille, contrôler la vente. Ce qui n’est pas fait.
Non seulement nous perdons des palmiers, non seulement ceux d’Elche, mais le paysage levantin disparaît et nous ne sommes plus capables de comprendre les vers de Miguel Hernandez et les lumineuses peintures de Joaquin Sorolla.
Des troncs squelettiques projettent maintenant leurs ombres sur les chaumières valenciennes et menacent les passants dans les jardins de Séville, Málaga ou Murcia.
Le palmier nain (Chamaerops humilis), l’humble palmier européen, court un risque identique. De même que les bois insulaires de palmiers canariens (Phoenix canariensis), uniques au monde et par conséquent irremplaçables, eux aussi infectés.
Le fléau est arrivé avec des spécimens importés d’Egypte. Nous les voulions aussi grands que nos rêves égoïstes de spéculation immobilière. Et maintenant nous en payons le prix, perdant ce que nous aurions dû chérir le plus : le doux balancement de ce palmier caressé par un vent d’ouest automnal.

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