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Edito mars 2017

lundi 10 avril 2017 - PIETRA Hervé


Chers amis et passionnés du palmier,


Le mois dernier j’évoquai le plan régional de lutte contre les ravageurs de palmiers. Je ne vais pas y revenir puisqu’il a fait l’objet d’une réunion inaugurale le 7 avril (premier compte rendu sur notre site).

Je veux simplement vous informer puisque la saison des traitements préventifs a démarré, que malgré les perspectives de ce plan régional la firme SYNGENTA ( stratégie 3 endothérapie Revive ) a refusé de modifier son offre, en laissant cohabiter une tarification consentie à certaines communes et à leurs habitants, CAVEM ( Fréjus Saint-Raphaël) Hyéres , La londe, le Lavandou, Vence ... ( une dizaine sur plus de 150 concernées ) à 72 € TTC l’injection à rapprocher d’un tarif "normal" de 258 € l’injection. Comment la firme justifie-t-elle cette différence abyssale ? vente à perte, supermarge ? Personne n’y comprend rien .


La firme dit qu’elle veut ainsi puissamment aider les communes qui auraient pris la décision d’une lutte collective. En dehors des manuels Mais que signifie cette notion ? Malgré nos recherches nous n’avons jamais trouvé d’article scientifique sur cette démarche qui permettrait de penser qu’une tentative systématique d’éradication de ce ravageur sur ce végétal conduirait à son extinction dans toute l’entomofaune. Par ailleurs même si c’était vrai, comment imaginer un dispositif réglementairement contraignant pour un produit classé PPP ?


En réalité, on peut simplement avancer qu’avec un tel prix discount les candidats à la prévention seront nombreux. Pour les rassembler il suffit de quelques réunions municipales et un tirage de flyers. On peut aussi aider les propriétaires à prendre des rendez-vous avec les applicateurs référencés par la firme, par quelques pages bien conçues sur le site de la mairie concernée . Rien de très cassant là-dedans. Ce modeste investissement de la collectivité ou d’associations propriétaires justifie t-il un tel différentiel ?


Nous avons donc eu accès à des conventions ayant établi ce tarif extra-ordinaire. Il n’y a dedans aucune garantie ni même indication de volumes. La seule contrainte mais elle est de taille est que la mairie s’engage à utiliser cette stratégie à l’exclusion de toutes les autres, pour tous ses palmiers pendant trois ans, c’est-à-dire qu’elle s’interdit d’essayer d’autres stratégies existantes ou à venir. Cette même contrainte pèserait sur les clients particuliers à ce tarif dans cette commune . Pour autant la firme refuse ledit tarif sur la commune mitoyenne à des particuliers d’accord pour 3 ans de Revive parce que leur propre mairie n’a pas accepté les conditions de SYNGENTA. Ce marketing de la contrainte laisse pantois. La solidité juridique du dispositif, apparaît douteuse.


 Beaucoup de communes que nous rencontrons ont trouvé la proposition de la firme irrecevable. Voilà comment une stratégie qui semblait avoir toutes les qualités ( encore que les remontées terrain depuis quelques mois conduisent à tempérer parfois très fortement cette appréciation) a du mal à s’implanter puisque malgré nos incantations nous n’avons pas réussi à persuader la firme de profiter du plan régional de lutte pour généraliser son tarif extra-ordinaire. Décidément dans ce dossier tout est erratique.

Hervé Pietra


Président de SNP

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