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Edito de mai 2018

mardi 5 juin 2018 - Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,

Sans conteste, ce mois a été dominé par la lettre reçue du secrétaire d’État auprès du premier ministre Christophe CASTANER. Nous avions réussi à l’approcher car aux élections régionales de 95 interrogé par SNP il avait manifesté un intérêt personnel pour la sauvegarde des palmiers. Nous ne l’avions pas oublié et lui non plus.

 Par ce courrier reconnaissant à votre association le rôle d’un sachant à l’échelle nationale il récompense tout le travail accompli depuis cinq ans par notre bureau avec votre soutien.

Sans attendre nous avons adressé au préfet DARTOUT et au président MUSELIER un courrier faisant l’analyse critique et positive de la situation en dégageant deux grandes priorités. Dont une en totale emergency...

 Au constat tout à fait général que les propositions d’alternatives bio aux traitements phytosanitaires ont pris beaucoup de retard (le ministre et l’ANSES ne disent pas autre chose) nous plaidons pour que les dérogations rendues possibles par la loi biodiversité permettent le maintien jusqu’en 2020 de l’utilisation de la molécule Imidaclopride (confidor, nuprid....). Sans cela, contre le CRP plus aucune solution en curatif et disparition des deux stratégies sur trois ans préventif au-delà du 1er septembre 2018.

Aux côtés de l’association " Fous de palmiers" nous sommes intervenus auprès du ministère (Dgal, cabinet du ministre), du 12 fédérations professionnelles, d’une quinzaine de chambres d’agriculture et des 13 DRAAF métropole et Corse. Aucune réponse. Nos relais médias n’ont pas réagi davantage. Il faut dire que les lobbys écolos depuis plusieurs semaines annoncent clairement la couleur : la loi prévoit des dérogations mais c’était pour la faire passer en 2016, hors de question d’en donner aujourd’hui !!

 Nous avons donc décidé d’introduire dans les jours qui viennent et très officiellement, une demande de dérogation 120 Jours au titre de l’article 53 du règlement (CE) 1107/2009 relatif à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.

 C’est une démarche "gagnant-gagnant". Si elle est acceptée notre association pourra s’enorgueillir d’avoir bien défendu la cause. Si elle est refusée les pouvoirs publics prendront la responsabilité d’avoir privé la profession et les propriétaires de moyens de lutte dans un combat qui était déjà bien inégal et donc de condamner définitivement notre patrimoine palmiers.

 La seconde priorité tient à la réforme consécutive à la catastrophique décision européenne d’abandon de la lutte contre le CRP, de la réglementation française concernant le charançon rouge et les paysansandisia. C’est un sujet tellement vaste que nous n’allons pas l’aborder ici, sauf pour faire observer :

- Que l’Anses a été saisie de cette question par la DGAl avec une date butoir fin d’année.

- qu’en accord avec l’association des Fous des palmiers nous avons souhaité que ces problèmes soient évoqués soit dans le cadre d’un copil national soit dans celui du Copil CRP PACA étendu aux régions 0ccitanie et Corse.

- que la FREDON Paca s’est auto-saisie de cette même question.

Hervé Pietra

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Chers amis et passionnés du palmier,
Sans l’avoir voulu nous sommes récompensés d’avoir un peu tardé dans la sortie de cet édito. Les 15 grands élus que nous avions solennellement saisi de graves difficultés consécutives à la suppression du Confidor et à l’abandon européen de la lutte obligatoire contre le CRP semblaient totalement insensibles à notre cause.
Sauf un, le Maire de Menton : (...)