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Edito de mai 2016

lundi 6 juin 2016 - PIETRA Hervé

Chers amis et passionnés du palmier,

 Abandonnons un temps, l’abracadabrantesque ( pour parler le chiraquien) marketing de la multinationale Syngenta pour son produit Revive ....

Pour nous intéresser à ce qui nous fait cruellement défaut depuis cinq ans : les apports de la Recherche. Certes il y avait dans ce dossier de très graves manquements théoriques sur la compréhension fine du végétal palmier pourtant le plus répandu sur la planète, autant que sur les connaissances entomologiques du charançon rouge et du paysandisia archon. Certes, la complexe alchimie des brevets peut cacher l’existence de nouvelle solutions. Si l’on ajoute à cela un corpus réglementaire européen et franco-français digne de notre code du travail, il ne faut pas s’étonner que nous n’ayons à notre disposition pour sauver nos palmiers que des escopettes ou des exocets flambant neufs vendus une fortune dans un marché oligopolistique. On ne va pas se faire que des amis en affirmant que l’ambitieuse montagne européenne de Palm Protect Project n’a accouché que d’une souris que personne n’a d’ailleurs croisé encore...... 

Dans ce contexte que peut faire SNP ?   Chaque fois que cela est possible et elle doit, si elle est sollicitée, prêter son concours à la Recherche en facilitant sa tâche par la découverte de fertiles terrains d’expérimentation. Ses plus de 300 adhérents, ses relations amicales avec des associations palmophiles (Société Palmophile Francophone, Société Française d’Acclimatation ), les Grands jardins botaniques (Phoenix-Bordighera, le jardin de cèdres, le Val Rahmeh ), certaines collectivités locales , sont autant d’excellents atouts. Nous le mettons en œuvre d’ores et déjà dans le cadre d’une expérimentation développée par l’INRA Versailles et des sociétés partenaires concernant le paysandisia.

Mais nous devons aussi explorer des solutions présentées par tel ou tel de nos adhérents résultats de constatation de terrain ou d’information sur des pratiques étrangères. Il s’agit en premier lieu de solutions répulsives. Ces pratiques sont complémentaires des stratégies de piégeage. C’est ce qu’on appelle Le push-pull (le chasser-charmer), aussi appelé répulsion-attraction, approche de lutte biologique qui consiste à « chasser » les insectes ravageurs d’une culture principale et à les « charmer » vers la lisière du champ. Plusieurs propositions de répulsifs nous ont été faites. Il peut aussi s’agir de préconisations curatives avec des substances naturelles d’origine végétale animale ou minérale.

Nous allons étudier toutes ces propositions, leur efficacité tout en informant leurs auteurs de la conformité au cadre réglementaire

Nous allons enfin nous intéresser aux outils de détection précoce ( acoustique : application smartphone par un chercheur sri lankais) photographique infrarouge ( avec un de nos adhérents qui détient un matériel évolué).

 Ces nouvelles missions doivent être organisées. C’est la raison pour laquelle dans le même esprit que nos ateliers d’été 2014 nous allons créer dans les jours prochains un groupe de travail " les ateliers techniques SNP" .

Une dizaine de personnes choisies principalement pour leurs connaissances scientifiques et leur maîtrise d’un processus classique d’expérimentation dont nous allons tout simplement emprunter en le simplifiant fortement, le cadre . Une synthèse trimestrielle des travaux de ce groupe donnera lieu à une communication sur notre site.

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- Toute nouvelle réglementation doit également porter sur le papillon Paysandisia Archon
- Il faut donner un cadre légal même dérogatoire au piégeage massif qui est explicitement recommandé par l’ANSES. Le ministère doit ensuite (...)