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Edito de janvier 2019

vendredi 15 février 2019 - Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,

 Toujours dans un souci de transparence je vous livre ici synthèse de mon intervention le 11 février à la DGAL de Vaugirard à une très importante réunion de concertation sur les suites du rapport ANSES sur le CRP, accompagné de la vice-présidente de l’association.

Remarque préliminaire importante :
Nous constatons partout en zone méditerranéenne une spectaculaire recrudescence du Paysandisia Archon . Ce ravageur est devenu un danger bien aussi grave que le charançon et Il serait tout à fait logique qu’il soit mis en lutte obligatoire.
 En ce qui concerne la lutte , rappelons qu’il y a actuellement aucun piégeage possible en matière de papillon, que le REVIVE en endothérapie, n’est pas homologué pour le papillon. Il existe un produit biologique très efficace le Spinosad mais on rencontre des difficultés de compréhension par les collectivités locales.


LE RAPPORT ANSES
1-Un très bon document qui arrive malheureusement assez tard. Ni trop court mais trop long. Aucun acteur public ou privé ne s’était essayé a un tel exercice. Analyse croisée des 15 stratégies à travers 11 critères c’est une excellente technique méthodologique.
2- Échec du la tentative d’éradication. SNP se veut parfaitement réaliste sur l’échec de la lutte obligatoire avec pour objectif éradication du CRP = incohérence dans la mise en œuvre des stratégies de lutte et manque de solutions non phyto-sanitaires
Rendons d’abord hommage à notre pays qui a contesté la décision européenne d’abandon de la lutte obligatoire alors que nos voisins beaucoup plus concernés ont décidé de tout laisser tomber.
-Le non-respect de la lutte obligatoire n’a jamais été réellement sanctionné . Même la ville de Nice reconnait nous dit-on, ne jamais avoir respecté la réglementation et trouve son attitude justifiée par l’abandon du Confidor en septembre dernier !
- La rivalité Bio c/ Phyto est historique et les bio ont gagné , cette vague sociétale est incontournable
-La politique commerciale de la firme détentrice de la stratégie 3 qui a refusé en 2015 d’ étendre une tarification de tarif 72 €, en continuant de vendre 234 € la même prestation et aux communes qui n’acceptent pas un recours exclusif a son produit pendant 3 ans . Il ne faut pas chercher ailleurs l’explication d’une diffusion qui reste limitée malgré un tarif absolument imbattable.
Cette stratégie 3 reste actuellement incontournable mais touche à ses limites. Nous constatons trop de ré-infestations, de nombreux propriétaires dt les jardins botaniques sont contraints en fin de saison ( qui se termine en décembre désormais) de faire des traitements aériens. Nous pensons que cette technologie est à moyen terme condamnée d’abord parce que la pression antiphyto devient trop forte ensuite parce que cette stratégie est beaucoup trop invasive et crée des stigmates irréparables dans les stipes. Elle n’a pas été utilisée à grande échelle à l’étranger et ne fait pas partie des préconisations formelles de la FAO sauf en curatif.
- L’absence de solutions biologiques alternatives qui viennent seulement d’apparaître (nous ne sommes pas passé loin d’un autre monopole : Arysta grâce à un fabricant espagnol, découvert en décembre 2017 par SNP ...).
Pour autant, laissons du temps au temps et actons le maintien de la lutte obligatoire au moins pour ses conséquences : garder la possibilité de l’EMAB REVIVE en JEVI.
Mais pour être clair dans la décision de fond « se limiter aux sujets patrimoniaux » nous préconisons :
 - Maintien de l’obligation de surveillance et recommandation de traitements préventifs Revive + insecticides en aérien à piocher dans la pharmacopée de lutte contre les insectes phytophage arbres et arbustes d’ornement.
- Si infestation, assainissement mécanique immédiat ou abattage ( comme avant 2010)



3 - les limites de la lutte collective.
SNP a toujours été un peu réservée sur ce sujet faussement consensuel. Toutes les tentatives de cette nature ont été téléguidées par une firme. Pour faire oublier les carences de la recherche il est de bon ton d’incriminer l’organisation alors que nous butons sur un problème de produits trop longs à valider, trop chers, rente de multinationales….. La tentation de réseaux ou de très hypothétiques PCV ne sont que de nature à soulager les inévitables regrets de l’abandon sélectif de la lutte obligatoire.


4 - Perspectives nouvelles CRP


- Le paysage massif préconisé par l’ANSES sur les six combinaisons apparaît quatre fois
1 - Une injection annuelle de benzoate d’émamectine ;
2 - Un piégeage de masse ;
3 - Une injection annuelle de benzoate d’émamectine combinée à un piégeage de masse ; 
4 - Des applications de Beauveria bassiana (souches 203, 147 ou 111), de Steinernema (nématode Biorend N) et un piégeage de masse ; 5 - Des applications de Beauveria et de Steinernema ;
6 - Des applications de Beauveria et un piégeage de masse.

Il est donc parfaitement urgent de se demander


- Quelles sont les barrière réglementaires à sa mise en place ? on pense dérogations dite 120 jours » ou « usage mineur » dans le cadre d’un arrêté de lutte obligatoire . On entend parler d’une mise en œuvre son ADE ce qui serait encore plus fastidieux ces techniques techniques avec agrément BPE ......ne sont pas la hauteur de cet enjeu

- comme l’indique le rapport il n’existe aucune norme sur le piégeage aucun modèle type de pieges, phéromones ,coattratifs , sur la densité, implantations,maintenance, localisation . les 2 auteurs INRA ROCHÂT ET HAMIDI. écrivent que » tout ça tt à fait possible » ....
Il est donc important élaborer un répertoire les bonnes pratiques pour la réalisation de ce piégeage masse pour lequel il n’y a que très peu chose en littérature spécialisé. SNP travaille déjà sur ce thème avec des partenaires publics et privés je souhaiterai Participer à un groupe de travail constitué sous égide par exemple SRAL Paca + Occitane+Corse.


- 
Les stratégies connexes attrack and Kill et attrack and infect sont extrêmement prometteuses il faut y travailler d’arrache-pied….
- Lutte autocide ( traitements de l’insecte stérile) CRP/ PA
Qu’il nous soit permis de parler de la lutte autocide puisque le rapport évoque l’intérêt que SNP portait des 2012 par nos contacts avec Oxirex nous ne lâchons pas modestement l’affaire puisque nous avons intégré en tant qu’observateur le GdT du consortium de biocontrole consacré à la nouvelle expression de la lutte autocide les TIS qui semble extrêmement prometteur pour de nombreux ravageurs. ( projet d’usines ) nous allons nous efforcer d’instaurer une collaboration avec une université sicilienne qui a déjà travaillé sur ce sujet.
Bq d’autres pistes ......dans le rapport
Micro ondage, virus,protéines de fusion palmiers résistants

Il en manque une, que les rédacteurs du rapport ignoraient,
- Le DSI détecteur sismique intelligent CRP/PA détection ultra précoce commercialisé par BIOASSAYS firme française agissant pour firme US , que nous avons estimé extrêmement prometteur et décidé de promouvoir les premiers essais environ 200 capteurs installés très bon prix moins de 40 € le capteur , redoutable sécurité pour les assainissements mécaniques question ouverte : quelle stratégie si détection ? Si confirmation bouleversement dans la lutte.
http://www.sauvonsnospalmiers.fr/la-detection-sismique-operationnelle.html

Conclusion
 : Il faut accompagner intelligemment l’abandon de la lutte obligatoire en gardant nos outils existants et surtout en investissant puissamment sur les solutions alternatives
.


Hervé Pietra

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Retenons la date du 11 février 2019 , celle de la grande réunion de concertation organisée à la DGAL. Nous avons pu très correctement nous exprimer pour dire synthétiquement :
- Toute nouvelle réglementation doit également porter sur le papillon Paysandisia Archon
- Il faut donner un cadre légal même dérogatoire au piégeage massif qui est explicitement recommandé par l’ANSES. Le ministère doit ensuite (...)