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Edito d’avril 2018

dimanche 6 mai 2018 - Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,

Nous avons poursuivi notre lobbying au bon sens du terme pour plaider l’évidence du maintien pour moins de 24 mois encore du seul phytosanitaire à notre disposition, en l’absence, espérons-le provisoire, de solutions biologiques de remplacement. Quasiment impossible de mobiliser la presse face aux grands censeurs de l’écologiquement correct.....

 Nous avons donc saisi à deux reprises la Direction Générale de l’Alimentation -notre ministère , 16 fédérations professionnelles, 33 chambres d’agriculture et toutes les 13 directions régionales du MAAF. Nous avons conduit cette action en binôme avec l’association des Fous de Palmiers. Vous connaissez tous et peut-être même en faites-vous partie, cette société savante trentenaire qui détient le chapitre français de l’International Palm Society.

 L’administration centrale reste muette car elle se réfugie sur l’issue la saisine de l’ANSES qu’elle a fait sur ce sujet. il faut redoubler d’efforts car l’agence n’est certainement pas totalement insensible aux intérêts économiques et patrimoniaux des propriétaires.

 Mais l’essentiel est à venir. Face à la lamentable décision européenne d’abandon de la lutte obligatoire il est impératif d’affirmer la nécessité du maintien du caractère obligatoire de la lutte pour le charançon étendue au papillon palmivore. Nous sommes là pour éclairer les enjeux. Sans la volonté nationale de combattre ces fléaux, l’affaire comme on dit en Provence partira en barigoule. Constatant depuis cinq ans une forme d’impéritie administrative dans la coordination et la surveillance de la lutte, il est facile d’imaginer à quelle balkanisation on serait conduit. Sans que le formidable carcan réglementaire français et européen soit le moins du monde assoupli.... La double peine !

 Facile d’imaginer la suite, triomphe des charlatans, déchaînement du trafic de produits, comportements des acteurs extrêmement dangereux pour les personnes et l’environnement..... et pourquoi donc au lieu de ratiociner, ne pas s’en tenir aux recommandations de la FAO / des IPM dont la première démarche est celle du piégeage monitoring ou de controle. Quelle différence ??!!

 Là aussi, la DGAl a opéré une saisine de l’ANSES dont on attendrait le résultat pour la fin de l’année. Ceci rend d’autant plus nécessaire la tenue d’un copil national contre les invasifs des palmiers qui aurait pour objectif d’éclairer les réflexions de l’agence. Agence qui nous le savons, connaît bien le dossier. Nous lui faisons confiance.

Hervé Pietra

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