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Edito d’avril 2016

mardi 3 mai 2016 - PIETRA Hervé

Chers amis et passionnés du palmier,

Décidément dans ce dossier personne et n’y comprend plus rien..... Il y a dix jours la presse locale relate une initiative de la communauté d’agglomération Var Esterel qui a pris la responsabilité de faire traiter par injection le maximum de ses palmiers publics et privés avec la stratégie 3 Revive. Pour ce faire, elle a dégagé des moyens financiers et sollicité l’assistance rémunérée de la Frédon. A quelles conditions tarifaires ? Syngenta ne cachait pas son scepticisme sur la capacité d’une collectivité quelle qu’elle soit, à réunir rapidement un volume de commandes suffisamment important pour espérer un très bon tarif. Elle se prêtait au jeu pour ne pas, confiaient ses représentants, se faire traiter comme à l’accoutumée, de multinationale omnipotente. Un volume garanti de 3500- 4000 palmiers pouvait sur le papier permettre un niveau légèrement inférieur au prix obtenu par des villes pour tes interventions significatives en régie donc une fourchette 130 à 145 € ttc (sans le rabattage des inflorescences ).

Et voilà que l’information tombe la communauté d’agglo qui ne donne évidemment aucune garantie de volume, promet l’injection à 72 € TTC ! Nous analysons cela comme un coup de comm et nous écrivons dans le billet consacré à cette nouvelle " REVIVE Grande Braderie, avant....." Revenons sur terre, fini de rêver, soyons sérieux tout cela va se terminer par un démenti de la firme...... Qui aura tout de même fait preuve d’un grand amateurisme.

Eh bien, il faut reconnaître que nous avions tort, sauf pour l’amateurisme. La direction générale de la firme , par son silence assourdissant à notre interpellation, confirme donc qu’elle a bien traité sur cette base. Nous apprenons même que la communauté d’agglomération va lui présenter des applicateurs à intégrer dans son réseau.... Il est d’ores et déjà évident qu’un accord aussi mal ficelé va conduire à une spectaculaire baisse tarifaire. Bien que furieux que l’attitude de la firme ait proprement ridiculisé notre accord tarifaire spécial Carte Premium (notre meilleur prix 162 € !) , nous nous réjouissons de tout ce qui va dans le sens de l’intérêt des propriétaires.

C’est en quelque sorte, bienvenu. En effet, un tarif à ce niveau permet d’envisager des stratégies complémentaires de protection, rendues indispensables par le taux d’échec constaté à l’issue de la dernière campagne d’injection. Alors qu’il y a six mois encore, Syngenta communiquait 99% de réussite, elle a du reconnaître au minimum 10 % de casse ( notre estimation serait plutôt du double). Contrairement aux promesses faites, nous n’avons reçu ni données chiffrées ni explications sérieuses sur les défaillances constatées. Aucun traitement n’est une panacée........consensus scientifique.

 Pour conclure sans conclure, on est en droit de s’interroger sur les motivations de la firme. Nécessité d’écouler rapidement des stocks surabondants particulièrement ceux qui ne sont pas débarrassés de la THFA ? Tentative pour faire pression sur les autres communautés d’agglomérations de la région PACA ( # 6) pour qu’elles s’inspirent du modèle Cavem ? pas franchement pertinent pour qui connaît un peu, le fonctionnement des collectivités locales particulièrement dans le sud de la France.

 SNP constate simplement l’illisibilité de stratégie commerciale de Syngenta , qui a commençé il y a deux ans avec un tarif public de 366 € réputé compétitif par rapport aux autres stratégies ce qui sur le papier était vrai mais sur le terrain pas du tout. Qui s’est ensuite poursuivie par quelques ajustements tarifaires pour se rapprocher trop doucement du tarif raisonnable, implicitement promis en 2011, soit 125 et 150 € même pour un palmier ( la dégressivité ne peut s’admettre que sur la main-d’œuvre, un fût de 200 l permettrait de traiter 4000 palmiers). Une stratégie enfin qui pour répondre à l’insuffisance de volume ne fait aucun effort de prospection commerciale, pour écrouler enfin sa gamme de prix, au nez de son réseau et de ses partenaires sans réelle garantie de nouveau chiffre d’affaires. 

Hervé Pietra

 

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