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Ecophyto ZNA Pro N° 67

mardi 2 février 2016 - Rédaction SNP

Nous voudrions dire en préliminaire que, nous sommes frappés par la formidable inflation de documentation publique sur tous ces sujets. Les ministères de l’agriculture et de l’écologie, leurs direction régionales, les FREDON, les chambres d’agriculture, ici Plantes & Cités largement subventionné, l’armada des collectivités locales....... il y a incontestablement de la redondance et une source d’économie des deniers publics. Plus exactement de leur réaffectation dans des tâches ayant plus de valeur ajoutée nous pensons en particulier aux enquêtes terrain sur la progression des infestations sur l’appréciation des moyens mis en œuvre pour les contrôler en liaison avec nos instituts de recherche l’INRA, CIRAD......

 L’information du public ne serait pas pour autant appauvrie puisqu’il y a toutes les autres sources d’information émanant de structures privées, nous pensons en particulier, aux firmes ou à des supports de presse (exemple Forum Phyto ou lettre professionnelle A&E).

Que faut-il signaler dans cette revue de presse ?

 * une conférence de l’Île-de-France qui évoque pour partie le charançon rouge (??) sans la moindre indication des stratégies d’éradication.

 Quelle absence faut-il regretter dans une veille technologique ZNA à destination des professionnels ?

 * Saisine n° 2015-SA-0142 Avis Anses 7/01/16 . Un document extrêmement important qui malgré la complicité du sujet est parfaitement lisible et constitue un vrai démenti à tous ceux qui préconisaient un retrait immédiat et sans autre discussion des néo-nicotinoïdes et donc pour nous du Confidor. Dans les semaines qui viennent nous allons nous attacher à la rédaction d’une note de rappel de toutes les précautions à prendre lors de l’utilisation de cet insecticide particulièrement concernant son danger pour les abeilles en période de pollinisation.

Citons seulement la conclusion mais la lecture du document vaut vraiment le coup.

4. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DE L’AGENCE
En prenant en compte le rapport Anses relatif aux co-expositions des abeilles aux facteurs de stress, les avis de l’EFSA, les analyses récentes de la littérature et les dernières publications portées à l’attention de l’Agence, les conclusions suivantes sont proposées.
En l’absence de mesures de gestion adaptées, l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces non-cibles qui fournissent des services écosystémiques incluant la pollinisation et la lutte intégrée. Ils entrainent notamment des effets sublétaux lorsque les espèces non-cibles sont exposées à des doses d’exposition faibles pendant de longues périodes.
Malgré des efforts de recherche considérables, il existe toujours un manque de connaissances concernant l’impact des néonicotinoïdes sur les abeilles. Les études publiées ne sont pas toujours représentatives de la diversité des usages des néonicotinoïdes. Des voies d’améliorations méthodologiques possibles ont été identifiées. Ainsi, par exemple, en ce qui concerne les études en champ le niveau d’exposition aux néonicotinoïdes et les effets sur les abeilles doivent être traités de façon simultanée dans ces essais. Par ailleurs, il est nécessaire de disposer de plus d’études liant les effets individuels à des effets mécanistiques et évaluant les conséquences à moyen et long termes pour les colonies et les populations.
En termes de sensibilité des différentes espèces, les bourdons semblent, de manière générale, moins sensibles que les abeilles domestiques en ce qui concerne la toxicité aiguë, ce qui peut s’expliquer par la différence de taille des différents organismes. Cependant, cette tendance peut ne pas se révéler vraie pour des effets sublétaux. De plus, les comportements des différentes espèces peuvent conduire à des effets différents, en particulier pour les espèces solitaires ou celles qui nichent dans le sol. Ainsi, il n’est pas possible d’évaluer les effets sur les espèces sauvages à partir des éléments disponibles uniquement pour les abeilles domestiques. Les évolutions méthodologiques en cours permettront à moyen terme de progresser dans ce domaine et d’évaluer les effets des produits phytopharmaceutiques dans les conditions d’utilisation, également pour ces espèces.
A la lumière des conclusions des évaluations menées par l’EFSA depuis 2013 et des analyses disponibles de la littérature une analyse préliminaire relative à l’impact des nouvelles données sur les évaluations des préparations et des usages autorisés en France a été effectuée par l’Anses et est présentée en annexe 2.

On comprend mieux certains oublis !

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