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Des vessies pour des lanternes... (bis repetita ? )

lundi 31 juillet 2017 - Rédaction SNP

http://www.nicematin.com/environnement/un-drone-pour-sauver-les-palmiers-du-charancon-rouge-157669

Là ça devient franchement drôle....... la ville de Nice a réussi à persuader un journaliste de Nice-Matin qu’elle pouvait mettre en œuvre sans restriction par épandage aérien un produit miracle contre le CRP 100 % bio dont on ne sait strictement rien.* Fâcheux car en principe une "épaisse poudre beige" mène vers d’autres horizons !!!! nous ne félicitons pas ce ou cette journaliste de s’être prêté à ce jeu là.

 SNP dénonce avec force ce manque de sérieux pour un problème qui désespère tant de niçois qui ne reconnaissent plus leur administration ( voir l’article du Figaro et nos commentaires ) https://www.sauvonsnospalmiers.fr/la-parole-est-a-syngenta.html, https://www.sauvonsnospalmiers.fr/des-vessies-pour-des-lanternes.html

 Le produit utilisé est très vraisemblablement une souche du champignon entomopathogène Beauveria Bassianna, qui vient de recevoir un agrément européen mais dont la demande d’AMM française n’a que quelques jours. L’épandage aérien est à ce jour est toujours prohibé et il le restera vraisemblablement, s’agissant d’un cadre urbain. De toutes façons comme nous l’avons déjà expliqué c’est très largement un gadget.

 En un mot cela ressemble de la désinformation. Le SRAL PACA que nous avons saisi en urgence n’a pas encore réagi ..... peut-être demain. Nous espérons qu’on ne va pas nous faire le coup du permis d’expérimentation *qui maintenant est très encadré et dont l’esprit est aux antipodes d’une publicité anticipée pour un produit qui n’a pas encore été validé par l’ANSES.

 En définitive on se demande s’il ne s’agit pas tout simplement d’une forme de pression d’une collectivité locale importante sur l’ANSES ce qui en principe est très imprudent.

* Sauf sa mise en œuvre 12 fois par an par un drône octocopter professionnel prix autour de 15 000 €. 60 palmiers * 12 = 720 largages, à quel prix tout cela ?

* dernière minute : eh bien si, le SRAL précise il s’agit d’un essai BPE avec ADE accord délivré par l’Anses, tout est réglé donc . Nous ne sommes pas tout à fait de cet avis. La pratique des ADE autorisation d’expérimentation est offerte aux entreprises pour compléter leurs essais en vue de la présentation d’une AMM. La préservation .du secret industriel commande que ces procédures sont conduites dans la discrétion. C’est ici c’est tout le contraire, il s’agit uniquement d’une opération de communication pour impressionner les niçois qui commencent à déprimer sérieusement et pourquoi pas les experts de l’Anses qui vont travailler sur l’ AMM de ces deux souches.

 Honni soit qui mal y pense....

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