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Des robots pollinisateurs ??

jeudi 7 août 2014 - Jean-Marie Frizzole, Rédaction SNP

Sauvés ? Des robots pollinisateurs pourraient bientôt remplacer les abeilles : Les RoboBees pourraient remplacer les abeilles

 Atlantico.fr/Bruno Parmentier News à la une Reuters - Menacées d’extinction, les abeilles retiennent toute l’attention des scientifiques, qui travaillent sur la mise au point des "RoboBees", des robots de 80 mg, semblables aux abeilles.

Les abeilles sont les pollinisateurs les plus importants de la planète. Près de 30% de la nourriture que nous consommons est liée à la pollinisation de ces mêmes insectes. La pollinisation des fleurs est cruciale pour les arbres fruitiers et l’industrie agroalimentaire : sans les abeilles, les rendements seraient moindres et les fruits et légumes de moins bonne qualité.

Depuis quelques années, leur déclin n’a jamais été aussi fulgurant. Le nombre de ruches outre-Atlantique, par exemple, est passé de 6 millions en 1947 à 2,5 millions cette année. Une situation alarmante que l’organisation écologiste Greenpeace a récemment dénoncée dans une vidéo choc. Un nouveau rapport mené par l’ONG révèle également que "plus de deux-tiers des pollens prélevés dans des champs et ramenés à la ruche par les abeilles seraient contaminés" par au moins un pesticide. La disparition inquiétante des abeilles, touchées par le mystérieux syndrome d’effondrement des colonies, serait liée globalement aux pesticides, parasites et maladies.

Cette menace d’extinction est récemment devenue une priorité aux Etats-Unis. Afin de protéger les abeilles, le gouvernement américain a ordonné, le 20 juin dernier, aux agences fédérales, le réexamen des effets des pesticides sur la santé des abeilles et autres pollinisateurs. La Maison Blanche a demandé de prendre des mesures le cas échéant dans un délai de 180 jours. Dans un communiqué présidentiel, on apprend que 90 types de cultures dépendent directement de la pollinisation, générant 24 milliards de dollars pour l’économie nationale, dont 15 milliards grâce aux abeilles.

Il faut toujours être prudent avec les affirmations de Greenpeace néanmoins, Il semble bien qu’un consensus scientifique se fasse sur ce phénomène sans que ses causes soient cependant clairement établies. Il y a d’évidence d’autres explications que les pesticides, les mesures compensatoires n’ont pas fait l’objet d’ études approfondies et encore moins d’application sur le terrain, mais souvenons-nous de la parabole de la paille et de la poutre  !

Dans l’état actuel de la recherche, nous sommes bien dans l’obligation de détruire les ravageurs de nos palmiers. Se pose alors la question de l’efficacité relative des différentes méthodes : insecticides naturels ou pas, auxiliaires ( nématodes, trichogrammes, champignons, bactéries....) chacun à son opinion mais rares sont les professionnels qui prennent le risque de bannir totalement les insecticides de leur arsenal.

La possibilité désormais, par le procédé de la micro-injection de placer l’insecticide dans le stipe , de stocker pendant de longues périodes dans le parenchyme des doses léthales d’EMAB qui par ingestion vont tuer les larves de CRP ou moins stopper leur croissance, n’est à priori pas de nature à perturber l’activité des abeilles.

Reste la présence de résidus de la molécule dans inflorescences mâles. Des études en cours de publication concernant le traitement de pommiers sont, nous indique la firme, sécurisantes. Rappelons qu’il ne s’agit que de palmiers d’ornement.

 

 

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