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COPIL : protestations de la Coordination Rurale

vendredi 1er avril 2016 - Rédaction SNP

Un peu plus que d’habitude, Max Bauer président de CR PACA et du syndicat horticole UNIPHOR est en pétard.

 SNP se tient par principe à l’écart des problèmes syndicaux des professionnels . Elle observe de fortes évolutions depuis une quinzaine d’années avec la quasi disparition des pépiniéristes éleveurs de palmiers et d’autres végétaux et un phénomène de concentration ou la cohabitation entre auto-entrepreneurs, petites PME et véritables entreprises de Parcs et Jardins n’est pas facile et se retrouve dans leur représentation syndicale quand elle existe.

Max Bauer revendique à .juste titre une forme de légitimité historique. On lui donnerait d’autant raison qu’il y a à peine quelques mois la direction du seul groupe de travail laissé au privé ( les professionnels) n’a pas trouvé preneur ! Parfaitement dommageable pour le fonctionnement même de ce comité de pilotage, puisque la complémentarité vertueuse Administration, Collectivités locales, Privé n’a même pas été tentée. Ces faiblesses pèsent très lourd dans l’organisation de la profession et particulièrement dans sa formation.

Mais beaucoup plus grave la CR dans son communiqué affirme d’emblée que la DRAAF PACA a proposé que la France abandonne la lutte obligatoire contre le CRP.

* Dans ce COPIL, SNP était doublement représentée et nous n’avons jamais entendu une telle proposition.

* Certes, pour des raisons matérielles nous avons dû quitter le comité de pilotage à 14 heures mais la réunion aurait dû se terminer à 12 heures. Dans ces conditions il serait inconcevable qu’une telle perspective ait pu être évoquée hors notre présence.

Nous tenons à rappeler qu’en juillet 2013 Emmanuelle Soubeyran à l’époque chef de service au ministère de l’agriculture en présence du député varois Jean-Pierre GIRAN nous a assuré qu’il n’en était absolument pas question.

 Notre détermination à conserver ce statut est d’autant plus affirmée qu’il protège les propriétaires de palmiers de l’application couperet de la loi Labbé qui va supprimer tous les phytosanitaires à l’horizon 2017 en ZNA mais qui a fort heureusement prévu une exception pour les insectes de quarantaine. C’est pour cette même raison que SNP milite activement pour que le paysandisia soit également un insecte de quarantaine.

 Mais n’anticipons pas, écartons l’hypothèse du poisson d’avril, gageons plutôt qu’il s’agit d’un misunderstanding et attendons avec confiance la publication du compte rendu de cette séance du COPIL.

 

 Communiqué Coordination Rurale

La CRPaca a participé le 10 mars dernier à un Copil régional sur les ravages du charançon rouge du palmier qui a abouti à des conclusions que nous dénonçons : la proposition de retirer purement et simplement le rhynchophorus de la liste des organismes nuisibles de quarantaine !

L’Uniphor a tiré le signal d’alarme il y a neuf ans. Avec l’appui de la CR, les horticulteurs ont recherché des partenaires, bousculé l’administration, proposé des méthodes de luttes chimiques et alternatives. Malheureusement, il existait toujours un petit quelque chose pour gripper la machine. Cela a débuté par des conclusions « d’experts » qui considéraient les palmiers comme des arbres* et, de fait, se sont fourvoyés dans toutes leurs conclusions. Puis des firmes phytosanitaires ont apporté un service payant et exclusif qui n’a pas permis de réaliser la stratégie de lutte globale. Le tout avec la bénédiction des autorités !

Premier élément qui nous a posé souci lors de cette rencontre du 10 mars, la CRPaca a été cataloguée « organisme de propriétaires particuliers ». Pas question pour l’administration que les agriculteurs et a fortiori les horticulteurs, soient considérés comme des professionnels ! Cette place de l’interlocuteur professionnel avait été réservée à l’Unep (Union nationale des entreprises du paysage), syndicat qui, pendant les longues années durant lesquelles l’insecte s’est délecté des palmiers provençaux, n’a pas bougé le petit doigt.

Mais le principal problème est que cette cuisine douteuse a accouché d’une décision et d’un objectif.

Pour ce qui est de la décision, elle fait naître des réunions en vue de la mise au point d’un cahier de bonnes pratiques. Les palmiers et les opérations qui s’y rattachent seront labellisés, le tout au bénéfice de l’Unep et de quelques intermédiaires.

Quant à l’objectif, il sera atteint de manière diffuse puisque le but poursuivi est tout simplement de déclasser le charançon rouge d’organisme de quarantaine, de lui retirer son étiquette de ravageur et d’en faire un insecte comme les autres.

Ami agriculteur, médite sur ce qui se passe en région Paca ! Un ravageur détruit les plantes d’une zone géographique donnée, nous possédons les moyens de l’endiguer mais politiquement et écologiquement parlant, cela dérange. Donc, on ne fait rien pour lutter contre l’agresseur. A la place, on crée des procédures obligatoires qui ne changent rien et enrichissent un nombre restreint de groupes divers. Enfin, on affirme que le ravageur n’en est pas un.

Les plus optimistes objecteront que le domaine de lutte concerne des plantes d’ornement et que jamais un tel montage ne sera élaboré pour des denrées comestibles. Les plus optimistes pensent également que la lessive X lave plus blanc que la lessive Y, que le nuage de Tchernobyl s’arrête à la frontière franco-allemande et que la marmotte emballe le chocolat dans le papier d’alu...

* Le palmier est une plante monocotylédone (orchidées, bananiers, joncs). Même si les palmiers ont un port arborescent, le stipe n’est pas fait de bois. Il s’agit en fait d’une tige. Le palmier est une plante géante, certes, mais pas un arbre.

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