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C’est encore loin la France....!

dimanche 17 décembre 2017 - Rédaction SNP

 La lecture de cet article compte rendu d’une séance très récente du conseil municipal de la métropole de Nice laisse littéralement pantois. On croit rêver la métropole de Nice serait-elle devenue une extra-territorialité  ? Christian Estrosi et Benoit Kandel après avoir été extrêmement proches sont maintenant les pires ennemis....... un seul point pourrait les rapprocher leur méconnaissance de la réglementation de lutte contre le charançon rouge de palmier . C’est d’autant plus étonnant que Christian Estrosi a été le député à l’origine de l’arrêté de lutte du 21 juillet 2010 et Benoît Kandel président de feu le comité de pilotage charançon rouge du département !

 En deux mots le charançon rouge du palmier est un insecte de quarantaine dont la lutte est obligatoire. Y contrevenir expose les propriétaires publics comme privés à des sanctions extrêmement lourdes, sanctions pénales prévues au code rural qui peuvent atteindre 30 000€ d’amende et jusqu’à 6 mois d’emprisonnement ( théoriquement.....) Les trois stratégies, même la version bio utilisent toutes un produit phytosanitaire imidaclopride ou émamectine benzoate. Donc bannir le phytosanitaire est contraire à la loi. la fameuse loi Labbé en application dans les espaces publics depuis le 1er janvier 2017 a justement prévu une dérogation générale concernant les insectes en lutte obligatoire. C’est même le cas des chartes les plus écolos comme par exemple "terre saine" créée par Ségolène Royal ! 

La solution miracle 100 % bio n’existe pas encore même si SNP y travaille d’arrache-pied et avec d’autres en s’efforçant de faire avancer le dossier en relation avec les firmes, la recherche et les pouvoirs publics. Depuis cinq ans Christian Estrosi l’attend aussi mais entre-temps il faut bien traiter les palmiers infestés et protéger les autres avec les outils de l’arrêté municipal *. Malheureusement cela globalement n’a pas été fait ce qu’on constate en découvrant les dégâts considérables d’ores et déjà visibles dans toute la ville et que de ruineuses replantations ne parviennent pas à dissimuler. La responsabilité de la collectivité autant que les autorités de tutelle risque d’être un jour ou l’autre engagée ( pas par SNP puisque nous nous intéressons qu’aux problèmes globaux). Il y a de plus en plus d’opposants/ riverains très remontés contre la gestion municipale du considérable patrimoine palmiers de la capitale de la Côte d’Azur qui a fait de ce végétal son symbole et son emblème . Une délibération de ce contenu c’est un peu pain béni pour eux !

* La pratique d’expérimentations ADE , autorisées mais non contrôlées par l’ANSES, couvertes par le secret professionnel ( aucune donnée publiée) avec des variantes de champignons entomopathogènes ne peut en aucun cas constituer une stratégie alternative découlant de l’arrêté de lutte.

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