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Alerte au charançon rouge,

jeudi 13 juillet 2017 - Rédaction SNP

Dans l’édition du Figaro.fr un article de Marc MENNESSIER, ingénieur agricole responsable Figaro de la rubrique Jardin. cet article, est un bien utile complément de celui de Vincent-Xavier MORVAN sur les palmiers de la Côte d’Azur.

Marc MENNESSIER assombrit très lourdement le tableau en annonçant le renoncement quasiment certain de la Commission Européenne de l’inscription du charançon rouge du palmier dans la liste des insectes en lutte obligatoire. Nous avons déjà attiré l’attention sur extraordinaire gravité que représenterait une telle décision. En effet il est plus que probable que beaucoup de pays européens particulièrement les plus pauvres, se rangeront à cette décision ce qui les transformera en sanctuaire à charançons qui rayeront du paysage tous les palmiers avant de s’attaquer à d’autres végétaux et par effet de contagion nous aurions le même sort. Quelle sera l’attitude de la France ? si elle abandonne aussi , les dérogations de la loi Labbé tomberont instantanément et les collectivités et bientôt les particuliers n’auront plus aucun moyen de lutte contre le CRP ( aucune stratégie de l’arrêté de ltte CRP du 21 juillet 2010 ne fait l’économie d’un phytosanitaire Confidor, imidaclopride). Pour le coup votre association perdrait son objet social !!!

 

 

Alerte au charançon rouge, le dévoreur de palmiers

 Par Marc Mennessier Mis à jour le 12/07/2017 à 16:12 Publié le 12/07/2017 à 09:27

En dix ans, la larve de ce gros coléoptère originaire du sud-est asiatique a déjà détruit la moitié des palmiers de la Côte d’Azur. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter...

Les palmiers vont-ils disparaître du paysage méditerranéen ? Deux parasites exotiques, particulièrement voraces et prolifiques, grignotent le tronc, ou plutôt le stipe, de ces beaux arbres synonymes de soleil et de vacances. L’affaire est si grave que les légendaires palmiers des Canaries (Phoenix canariensis) qui trônent en majesté sur la promenade des Anglais, à Nice, pourraient bientôt être ravalés au rang de souvenirs... Tous les pays du pourtour méditerranéen du Maghreb aux Balkans, en passant par l’Espagne, la Grèce et l’Italie sont concernés.

En France, les ennuis ont commencé dans les années 1990 avec l’arrivée accidentelle, en provenance d’Argentine, d’un beau et grand papillon appelé Paysandisia archon dont la chenille foreuse transforme le stipe des palmiers en gruyère.
Commerce international de plantes exotiques
Larve de charançon rouge

Mais c’est surtout le charançon rouge (Rhynchophorus ferrugineus) qui donne des sueurs froides aux propriétaires de palmiers privés ou publics et, au-delà, aux professionnels du tourisme. Signalé pour la première fois en octobre 2006 sur la commune varoise de Sanary (Var), ce gros coléoptère de 3 à 3,5 cm de long, originaire de l’île de Bornéo, s’est répandu en Europe puis en France à la vitesse de l’éclair, par le truchement du commerce international de plantes exotiques.

Après avoir dévoré les jeunes feuilles et le bourgeon terminal, les larves couleur crème et dodues à souhait, creusent des galeries dans le cœur du palmier, autrement dit la partie vivante du stipe par laquelle circule la sève. Une fois infesté, le palmier dépérit et meurt, parfois en moins d’un an.
 

« On estime aujourd’hui à 100.000 le nombre de palmiers touchés aussi bien dans les Alpes-Maritimes que dans le Var où, en 10 ans, la moitié des Phoenix canariensis ont disparu », déplore Hervé Pietra, président de l’association Sauvons nos palmiers. Sans parler des autres espèces victimes du charançon rouge comme le palmier nain (Chamærops humilis), le palmier de Chine (Trachycarpus fortunei) ou le palmier dattier (Phœnix dactylifera). Seules quelques espèces, comme les Washingtonia résistent encore et toujours aux envahisseurs, mais elles n’ont pas l’allure et la noblesse des canariensis.

À lire également : La mort annoncée des palmiers de la Côte d’Azur

Plusieurs méthodes bio (nématodes, champignon entomophage) et non bio (insecticide systémique appliqué sur le bourgeon terminal ou injecté dans le stipe) existent mais elles sont coûteuses, notamment pour les particuliers. En outre, l’organisation de la lutte, défaillante au plan local, ne parvient pas à enrayer la progression du fléau en dépit d’un arrêté national de lutte obligatoire promulgué dès 2010. Plus préoccupant, l’Europe envisagerait, à la demande du Royaume-Uni et de l’Irlande, d’adoucir la législation en vigueur en limitant les mesures d’éradication obligatoires dans les zones ou la présence du charançon rouge est encore récente. L’horizon des palmiers est bien loin de s’éclaircir.

 

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