Accueil > Revue De Presse > A Grasse .... Un maire pas très au parfum de la réglementation (...)

A Grasse .... Un maire pas très au parfum de la réglementation ...

mercredi 15 avril 2015 - LEGROS Claude, Rédaction SNP

La lecture de ce discours du 15 Avril 2015, de Mr Viaud, Maire de Grasse :
http://www.jeromeviaud.com/lutte-contre-le-charancon-rouge/
concernant le Charançon Rouge du Palmier (CRP), nous apporte, malheureusement plus de questions que de réponses.
Pour ne parler que de l’essentiel :
• Depuis 2011 la Ville de Grasse procède à un piégeage de Charançons, et 110 individus ont été capturés ... mais ..quand ? Ce chiffre est suspect, n’importe lequel de nos adhérents Varois en prend 1000 par saison !

Et c’est seulement en Avril 2015, que la Ville va s’engager dans une lutte préventive et curative ? Rien n’a été fait entre temps ?
Cela semble à peine croyable. Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Et de plus, lire qu’un maire, qui connaît aussi peu la question, puisse se permettre de déclarer condamnés des palmiers patrimoine, autrement appelés palmiers royaux, plantés par son grand-père ou son arrière grand-père est vraiment une trahison.

• Dixit ce texte, la ville s’engage à "respecter scrupuleusement la réglementation" (arrêté Juillet 2010 lutte obligatoire CRP) et à mettre en place un traitement préventif à base de Nématodes.
Le problème c’est que la réglementation ne prévoit absolument pas de traitement à base de Nématodes seuls. Les 2 stratégies S1 et S2, utilisant les Nématodes, font aussi appel à des produits phytosanitaires, que la ville appliquera, puisqu’elle s’y est engagée.
Pour information, d’autres communes ayant pris des libertés avec la réglementation, en n’appliquant, que les Nématodes, le regrettent amèrement aujourd’hui, compte tenu de la faible efficacité de ces derniers face à la pression des CRP.

• Idem pour le traitement curatif. La réglementation en vigueur, toujours elle, ne prévoit pas l’utilisation de Nématodes.
Nous ne saurions trop conseiller à la Ville de prendre sérieusement connaissance de la réglementation, afin, comme promis, de l’appliquer "scrupuleusement". Sur notre site, entrer "textes officiels" dans le cadre "Rechercher" : deux heures plus tard, vous êtes un "pro" de la réglementation..

Il existe, aujourd’hui, des solutions simples et extrêmement efficaces (la stratégie 3, micro-injection), tout-à-fait à la portée d’une ville riche comme Grasse, qui ne possède qu’une trentaine de palmiers (enfin ...25 maintenant).
Nous constatons tous les jours que les propriétaires privés sont infiniment plus dynamiques que les collectivités, devenues propriétaires de ces joyaux végétaux, à l’occasion, tout simplement, d’un scrutin heureux…
Nous ouvrons à ces responsables publics les jardins de nos adhérents.

Compte tenu des promesses faites dans ce discours, nous sommes confiants, la loi sera respectée !!!

 

PS : le Palmier est une plante géante, et à ce titre, il possède un stipe et non un tronc

Derniers articles

19 novembre, par Rédaction SNP

Qu’est-ce que le push and pull ?

Intéressante communication de cette organisation internationale et de son programme ICIPE de maîtrise biologique d’un ravageur apparemment extrêmement redoutable à l’échelle du continent africain. Pourquoi de telles technologies (...)

18 novembre, par Rédaction SNP

Tous à Monaco.... le 15 décembre

Désormais régulières ces rencontres à l’initiative de la direction de l’aménagement urbain de la principauté * élaborées en collaboration avec Robert Catellana Listephoenix, l’association des Fous de Palmiers et SNP permettent de (...)

Edito

Edito , octobre 2017

2 novembre, par Rédaction SNP

Chers amis et passionnés du palmier,
Depuis un mois nous avons réussi à mettre au point une position cohérente harmonisée avec les "Fous de Palmiers" vis-à-vis de l’administration centrale française, en particulier concernant une vision commune de l’éventuelle réforme de la réglementation en réponse au "lâchage" de la Commission Européenne. Nos deux associations ont convenu de conduire une campagne de communication sur ce sujet. Ensemble, nous (...)